Taxes et sur-taxes

Concernant toujours l'immortel ouvrage de M. Kopp, "Le coût social des drogues en France", il convient d'indiquer que sa fonction fiscale apparaît nettement quand on réalise le nombre de fois où le mot "taxe" est utilisé. 
6 fois dans la seule page 10 !
Ce qui semble bien confirmer que l'utilisation de ce rapport dans le cadre d'une campagne de presse en septembre dernier pour tenter de "tordre le choix" des élus du peuple avait en réalité fait l'objet d'un détournement de finalité. 
Et ceci en urgence : voir notre article "Du lourd (1 bis)".


Il n'est pas interdit de penser que l'objectif initial n'était pas l'opposition à l'amendement clarifiant la loi Évin, mais bien la sur-fiscalisation du "divin breuvage". vin
Selon un schéma récurrent que nous ne connaissons que trop bien, et cela depuis un conséquent nombre d'années.
Nous pourrons donc voir réapparaître ce rapport à l'occasion d'une prochaine campagne d'"information".
C'est pourquoi nous allons continuer à l'examiner de près...

 

Trahison !

C'était hier dans l'émission "C dans l'air" et cela nous a été transmis par un vigilant membre de notre association.

Mr Bernard Maris :  «En terme de santé, les vins français sont les plus mauvais d'Europe» .

Propos élargi à toute l'agriculture française avant la 57° minute !
 On sait bien que Mr Maris est loin d'être connu comme un adversaire des taxes, sur-taxes, etc...
À la 55° minute, par exemple, son raisonnement en apportait bien la preuve.
 Et on retrouve bien ici la tactique Latino-Martel & C° (2009) ou Hill & C° (2013) : jeter le discrédit pour pouvoir taxer, sur-taxer, ultra-taxer, etc...
 Un gain pour les finances de l’État qu'il s'agit ensuite de diriger vers celles de l'Industrie des Études et Rapports en tous Genres sous prétexte de prévention...
 Par contre, sur bien des plans,  une perte potentielle énorme pour le pays !
Mais qu'importe à ces gens ?
 Nous allons aujourd'hui même étudier ce qui peut être fait juridiquement et tiendrons nos adhérents informés.
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Super C.A.M.E (2)

 Taxer les boissons sucrées pour en décourager la consommation ?

Nos cousins aussi s'en préoccupent : http://www.jydionne.com/quest-ce-quon-doit-taxer/.
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 Dans l'article que nous venons de citer, une phrase tout particulièrement pose un problème épineux, c'est la dernière : «Par contre, je ne vois pas de sitôt nos décideurs avoir la force et la volonté politique de s’opposer aux puissants lobbys alimentaires».
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 Si la question se pose au Québec, elle se pose avec beaucoup plus d'acuité en France, pays dont l'instance législative est, en quelque sorte et sans que tous les parlementaires en aient forcément conscience, partie prenante du lobby malbouffisant : voir notre fiche "Malbouffisation institutionnelle".
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Et pourtant...
 En France aussi, depuis un certain temps déjà, et malgré l'obstruction de la pègre cocacollaborationniste infiltrée jusqu'aux plus hauts niveaux du système officiel de prévention nutritionnelle, certaines voix commencent à se faire entendre : Click.
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 N'oublions pas que selon le Dr Philip James, membre du panel d'experts du Fonds Mondial de Recherche contre le Cancer, chaque canette de soda augmente de 60% le risque d'obésité : voir ce documentaire à partir de la 14° minute.[1]
 Que selon le Global Health Risks de l'OMS (page numérotée 11), dans les pays à haut niveau de vie, le surpoids et l'obésité tuent 7 fois plus que l'alcool. [2]
 Et l'hyperglycémie (trop de sucre dans le sang), 6 fois plus.
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 N'oublions pas non plus que selon le Dr Robert Lustig, pédiatre endocrinologue à l'université de Californie, à San Francisco, les ravages liés à ce type de boisson chez les jeunes sont très importants, «à peu près autant que s'ils fumaient deux paquets de cigarettes par jour» !

 Lire cet article récent, début du 2° chapitre intitulé «Vingt à trente ans d'espérance de vie perdues»: 
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 Mais les enfants, ça n'a qu'une importance relative, n'est-ce pas ?
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Mieux vaut continuer à stigmatiser la consommation régulière de vin qui est désormais (voir ce document, page 16) surtout le fait des français de plus de 65 ans. 
 Lesquels ne s'en portent pas si mal puisque «la France a le plus faible taux de mortalité après 64 ans».
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 Mais, par le fait des agents plus haut nommés d'une autre sexagénaire, la cocacolonisation, le temps se couvre désormais.
 Et il faut que ce soit un journaliste de la BBC en correspondance à Paris qui s'en inquiète : http://www.slate.fr/lien/69901/francais-boivent-moins-vin. [3]
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Notes de bas de page :
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[2] Le surpoids et l'obésité jouent surtout un rôle en terme de cancer.
Épidémiologiste à l'Institut Gustave Roussy, lequel est spécialisé dans la lutte contre cette terrible maladie, Mme Hill en convient puisque elle affirma récemment au Sénat en tant qu'expert, juste après avoir demandé la taxation du vin : «En terme de prévention des cancers, il convient essentiellement d'éviter l'obésité et le surpoids. Le reste relève de la science-fiction ou de la malhonnêteté intellectuelle».
 Peut-être a-t-elle oublié, cela dit, de constater que depuis plus de 30 ans la baisse de consommation de vin s'accompagnait, nouvelles habitudes alimentaires aidant, d'une progression constante du taux d'obésité et du nombre d'apparitions de cancers.
 Comme quoi le risque d'oublier menace même les experts.
Pour le pallier, si nous osions, nous lui proposerions bien une solution :
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[3] Pour les anglophones, lire aussi l'article intégral.
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Bon pour la santé ?

Comme nous le disions hier, le meilleur moyen de lutter contre la mortalité liée à l'alcool est probablement l'allègement de la fiscalité pesant sur le vin.

  À preuve la Corse.
Les vins y sont exonérés de TVA, contre un taux de 19,6% sur le continent (chapitre 1.2, 3°§ de ce document) sauf dans le cas de la restauration : taux réduit à 8% (1° tableau de cet autre).
 Or, il s'agit de la région où le taux de décès par alcoolisme est le plus faible de France : voir bas de ce troisième.
 Et puisque nous parlons de fiscalité sur ce type de produit, rappelons que l'Andorre est le pays dont les habitants sont ceux qui bénéficient de la plus longue espérance de vie : Click.
 Alors, finalement, quand on réfléchit bien, une question se pose : les taxes... c'est vraiment bon pour la santé ?