OMS et HAS

Voici un article, traitant d'une importante information qui agite actuellement la planète de la science nutritionnelle, un article très intéressant :
http://www.lepoint.fr/editos-du-point/anne-jeanblanc/sucre-l-oms-pour-un-maximum-de-25-grammes-par-jour-07-03-2014-1798597_57.php

2 extraits particulièrement significatifs concernant le nouveau projet de l'Organisation Mondiale de la Santé :

  •  «(il) précise qu'une réduction de ce pourcentage à moins de 5 % par jour "apporterait des bénéfices supplémentaires". Cinq pour cent de l'apport énergétique total, cela représente approximativement 25 grammes de sucre par jour (environ 6 "cuillères à thé" selon le communiqué) pour un adulte doté d'un indice de masse corporelle (IMC) normal. Évidemment, la dose doit être moindre chez tous ceux et celles qui souhaitent perdre du poids... »
  • « Une seule canette de soda sucré contient jusqu'à 40 grammes (environ 10 cuillères à thé) de sucre. Dans ce dernier cas, il s'agit de calories dites "vides", qui n'ont donc aucun intérêt nutritionnel pour l'organisme. Qui plus est, ces calories ne provoquent pas de sensation de satiété et sont donc directement impliquées dans la prise de poids.»

Lire aussi la dépêche AFP "source" sur le même journal :  http://www.lepoint.fr/monde/l-oms-veut-lutter-contre-la-consommation-d-aliments-riches-en-sucres-caches-04-03-2015-1909971_24.php.

Un simple et rapide de calcul démontre à l'évidence que la dose maximale de soda pouvant être consommé est de 20cl par jour.
Et encore «pour un adulte doté d'un indice de masse corporelle (IMC) normal» !
Et encore à condition de ne pas consommé parallèlement d'ingrédients comportant des sucres ajoutés et plus ou moins cachés.

Reprises récemment en France par le Haut Conseil de la Santé, les préconisations de l'OMS concernant la consommation de boissons alcoolisées sont toujours de 2 verres pour les femmes et 3 verres pour les hommes comme limite à ne pas dépasser : Click.
Soit 2,5 verre en moyenne unisexe.
Soit 20% de plus que la limite qui concerne les sodas et en plus dans ce cas-là on peut s'autoriser une petite pâtisserie !

Il apparaît donc une fois de plus (mais de' manière encore plus flagrante désormais) que la commission des Affaires Sociales qui se réunira la semaine prochaine à l'Assemblée Nationale devrait à l'évidence s'attacher à ramener le niveau de pénalisation fiscale et nutritionnelle appliqué aux boissons sucrées au-delà de celui que subissent les boissons alcoolisées.
Et cela bien plutôt que de proposer aux parlementaires des amendements aggravant encore le sort de celles-ci.
Et notamment du vin.

Lequel, malheureusement, ne dispose pas, contrairement à ce qu'on pense généralement, d'une puissance lobbying équivalente à celle de la malbouffe.
Laquelle bénéficie de sommes extrêmement considérables acquittées par le contribuable et mises à son service par l'intermédiaire d'officines spécialisées particulièrement dans la diabolisation du "divin breuvage".

Qui est le meilleur vecteur de "bienbouffe" comme l'a démontré depuis longtemps l'étude dite "de Copenhague" :  http://www.ncbi.nlm.nih.gov/pubmed/10643379.

 

L’héritage de Benoît Hamon

Les secrétaires d’État n'ayant pas encore été nommés, il est encore trop tôt pour commenter la composition du nouveau gouvernement sous l'angle des 2 seuls points de vue qui concernent notre association : la défense du vin et la lutte contre la malbouffe.

2 points de vue qui selon nous n'en font qu'un.

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Mais d'ores et déjà nous voudrions exprimer toute notre compassion à Mr Benoît Hamon, nouveau ministre de l'Éducation nationale, de l'Enseignement supérieur et de la Recherche concernant un des aspects de l'héritage que lui a légué son prédécesseur, Vincent Peillon.
 Un gros caillou dans la chaussure !
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De quoi s'agit-il ?
 Eh bien ni plus ni moins que de MISE EN DANGER DE LA SANTÉ DES ÉLÈVES !
Au terme d'une décision qui peut faire prendre au sérieux le risque de désinformation nutritionnelle.
 Une sorte de compromission.
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En effet, en date du 29 octobre 2013, le ministre de l’Education nationale, par l'intermédiaire du directeur général de l’enseignement scolaire a signé un accord permettant au CEDUS, organisme de propagande de l’industrie du sucre, de délivrer pendant 5 ans aux enseignants, aux élèves et à leurs familles une « information sur la nutrition et la santé » !!!
 Ce sont nos amis du site "La Nutrition.fr" qui l'ont récemment révélé, et c'est à lire exhaustivement : http://www.lanutrition.fr/bien-dans-son-assiette/aliments/sucre-et-produits-sucres/sucre/l-industrie-du-sucre-va-dire-aux-eleves-ce-qu-il-faut-manger.html.
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  En cette circonstance, il n'est pas inutile de rappeler qu'en 2010, MM Pitte et Coffe avaient proposé une formation universitaire à l'art de la gastronomie comme antidote au binge-drinking (lire cette dépêche AFP ou, en y consacrant un peu plus de temps, le  rapport intégral).
 Bien entendu, cette proposition avait essuyé un refus cinglant.
La majorité n'était pas la même, c'est vrai, mais nous doutons fort qu'un meilleur accueil lui serait aujourd'hui réservé.
 La gastronomie au vin, bien qu'inscrite par l'UNESCO au patrimoine culturel immatériel de l'humanité, semble rester aux yeux des décideurs français plus suspecte que la malbouffe au soda sucré.
Pour des raisons qui pourraient être inavouables...
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Et pourtant !
Lire notre fiche "Le sucre en hyperliens".
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Bernard Maris

 C'est un loin d'être un ami des vins français, d'accord.
Et nous l'avons sévèrement épinglé  il y a 3 mois pour ses terribles propos dans l'émission "C dans l'air" :  http://www.honneurduvin.com/trahison/.
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 Mais pour autant, Bernard Maris n'est pas un ennemi de la santé des français et de l’équilibre des comptes de la Sécurité Sociale !
  À preuve les propos qu'il a tenu vendredi dernier sur France Inter, à 7h 50, dans le cadre du "Débat économique" :
«Le diabète ça coute 15 milliards. Bon !
Interdisez la pub sur le sucre... fermez les Mac Do, vous allez voir que vous allez faire des économies !»
Écouter de 3mn 56sec à 4mn 04sec : http://www.franceinter.fr/player/reecouter?play=824938.
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 C'est une chose à souligner tant nous avons pu constater que les attaques œnophobes sont très souvent le fait de personnes "oubliant" les dangers que présentent les boissons sucrées.
 Boissons auxquelles les liaient souvent certains partenariats...
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 Bref, l'opinion extrêmement désagréable exprimée par M. Maris à l'égard des vins de notre pays n'est toutefois pas cocacollaborationistement motivée.
  Dont acte.
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ANPSAA

 Avertissement

 Cet article est un peu long, aussi recommandons-nous au lecteur qui, au moment où il en entamera la lecture, dispose de peu de temps d'aller directement à la 2° partie (Décision), afin d'en saisir rapidement la substantifique moelle... quitte prendre connaissance un peu plus tard des autres parties.


1) Motivations 

Après avoir rédigé notre article du 08/10/2013, nous avons cherché à en savoir un peu plus sur l'association dont le sieur Patrick Elineau est le Directeur Général, c'est à dire l'ANPAA.


 Nous nous sommes alors rendu compte que le budget de cette structure est particulièrement confortable puisqu'il a été constitué pour la plus grande partie des sommes suivantes en 2012 :
  • une dotation globale de 58.572 K€ au titre de la prise en charge de malades. 
  • des subventions publiques pour la somme totale 14.668 K€.
 Voir ceci : 
Et puis nous nous sommes souvenus que selon les instances internationales et nationales que nous avons citées ici, la consommation de sucres ajoutés est nettement plus mortifère que celle d'alcool.
Exemples :

De ce fait, et compte tenu du principe de précaution inscrit dans la constitution, nous ne sommes pas en capacité de rejeter sans réserve aucune l'hypothèse selon laquelle la distance entre cette association et la malbouffisante cocacollabosphère n'est pas totalement incommensurable.

 Après tout, nous en avons vu d'autres : voir notre fiche : "Rien que des faits".
 Pour nous faire notre propre idée sur les consommation comparée de ces 2 molécules, nous avons utilisé une méthode similaire à celle employée par Mme Hill et Mr Jougla, nous avons divisé le poids moyen de sucre commercialisé journellement par habitant en France par le poids moyen d'alcool pur commercialisé selon les mêmes bases, en nous limitant, bien entendu aux consommations de bouche (exclusion de l'alcool carburant et des quantités de sucre destiné à son élaboration, par exemple).
 On trouvera les modalités de calcul en bas de page  ce qui permettra de découvrir comment nous avons obtenu ce résultat : 3,24.
2) Décision
Compte tenu de ce que nous venons d'énoncer, nous avons pris la décision de créer une association pour nous attaquer résolument au volet français de cette terrible pandémie mondiale qu'est la diabésité.
 Les statuts sont en cours de rédaction afin d'être bientôt déposés, mais le nom a déjà été choisi : l'ANPSAA (Association Nationale de Prévention contre les Sucres Ajoutés et autres Addictions).
 Le budget dès la première année s'établira comme suit :
  1.   Cotisations des adhérents non encore chiffrable... mais, comme à l'ANPAA, là n'est pas l'essentiel !
  2. Nettement plus conséquent : 47 524,32 K€ de subventions publiques (14 668 x 3,24) pour la prévention.
Sommes auxquelles s'ajouteront dès la deuxième année une dotation globale de 189 773,28 K€ (58 572 x 3,24) au titre de la prise en charge de malades.
 Bien entendu, nous n'envisageons même pas que ces sommes puissent nous être refusées par la puissance publique !
 Non plus que la reconnaissance d'utilité publique.
Sauf à y voir l'expression d'un manifeste conflit d'intérêt : voir notre fiche "Malbouffisation institutionnelle".
Et aussi une insupportable différence de traitement au regard de celui qui est réservé à l'ANPAA, d'autant plus que notre projet concerne aussi les enfants.
 Et réponde à une préoccupation de l'ANSES :
 Quant à la question du financement et de cette dotation dans l'état actuel des finances publiques, elle ne se pose que si l'on continue à considérer fiscalement des produits "de première dangerosité" (les sodas) comme étant "de première nécessité".
 Notamment en matière de taux de TVA appliquée.

3) Proposition
 Nous invitons tous ceux qui souhaiteraient nous rejoindre dans cette noble et belle tâche à le signaler au travers de notre case "Contact" ou ici même :  http://www.honneurduvin.com/contact/.
Nota Bene : nos lecteurs assidus savent bien que c'est au dépend de la consommation régulière et modérée de vin que la culture de la malbouffe a progressé, entraînant des augmentations extrêmement conséquentes du taux d'obésité, des occurrences de cancer, de la mortalité par diabète sucré,  accidents cardio-vasculaires, etc...
 Plus une explosion du nombre de comas éthyliques.
Et une baisse du nombre d'années vécues en bonne santé...
Mode de calcul
Selon Mmes Hill, Laplanche, Dunant et Guérin ( introduction en première page de leur immortelle étude "Mortalité attribuable à l'alcool en France en 2009"), «a baissé régulièrement de 1,7% par an depuis 1960 et est égale à 27 grammes par adulte et par jour 
en 2009 ». 
Cette phrase renvoie à la note [1] : "Hill C, Laplanche A. La consommation d’alcool est 
trop élevée en France. Presse Med. 2010".
 Cette publication de référence, nous l'avons acquise et avons constaté à la lecture du tableau 1 que ces 27 grammes correspondaient à l'alcool mis à disposition en 2008 (27,4 exactement).
 Malheureusement, nous ne sommes pas autorisés à le divulguer pour des raisons de propriété intellectuelle mais voici l'adresse utile pour ceux de nos lecteurs qui voudraient en faire également l'acquisition :
 Considérons, sans trop de risque, que le rythme de baisse annoncé (1,7%/an) s'est poursuivi depuis 2008 : nous en serions donc approximativement à 25,58 g/j en 2012.
Et pour le sucre, ça donne quoi ?
 Au dire même du Centre d'Études et de Documentation du Sucre (CEDUS)«les volumes de sucre destinés à la consommation humaine mis sur le marché pour l’année 2012-2013 sont estimés à environ 2,1 Mt par an (sucre de bouche et industries alimentaires)».
 Cette consommation nous est présentée comme stable.
Selon les données de l'INSEE, la population française était au 01/01/2013 de 65 585 857 personnes.
Si l'on retire de ce total les enfants en phase d'allaitement (nés en 2012), nous pouvons considérer que la France comptait l'année dernière 64788723 consommateurs potentiels de sucre.
 En divisant 2,1Mt, par 64788723, nous obtenons une moyenne annuelle de 32,413 kg/an par personne.
Soit 32413 grammes que nous divisons par 365,25 jours (les 0,25, c'est pour tenir compte des années bissextiles), et nous obtenons 88,74 grammes à peu près.
 Maintenant, faison le rapport 88,74/27,4, et nous obtenons un rapport de dangerosité global du sucre à l'alcool de 3,24. 
 Certains nous dirons que la molécule d'alcool est plus légère que celle de sucre et que cela fausse notre calcul.
C'est vrai puisqu'après tout la molécule d'alcool n'est autre chose qu'une demi-molécule de sucre allégée en dioxyde de carbone qui s'échappe au cours de la fermentation, avec aussi dégagement de calories :
                 C6H12O6 → 2 C2H5OH + 2 CO2 + 25,4 calories sous forme d'ATP.
 L'allègement a eu lieu avant ingestion, l'alcool n'est pas un hydrate de carbone : s'il y a biais, c'est donc au profit du sucre.
 En fait, pour bien faire, il aurait fallu soustraire le poids de 2 atomes d'hydrogène par molécule d'alcool.
 Mais bon... c'est léger l'hydrogène !
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