Rappels et recommandation

infirmière«Buvez au moins 2 litres par jour, constitués d’eaux minérales, de Coca Cola®, de potages, de jus de fruits.»

Il faut noter que la marque commerciale "Coca Cola®" est la seule mentionnée dans cette brochure éditée par l'institut Gustave Roussy à l'intention des patients auxquels un cancer a été diagnostiqué (voir p.11): https://www.gustaveroussy.fr/sites
/default/files/chimiotherapie-2014_0.pdf

Par la suite il sera deux fois question de "cola" (pages 13 et 19).

Rappel 1
Le Fonds Mondial de Recherche sur le Cancer préconise d'éviter les "soft drinks" qui sont cités 46 fois dans son rapport décennal : http://www.dcscience.net/WCRF-Marmot-Report.pdf
Voir aussi fin de notre article précédent (à partir de "Questions").

Rappel 2
Dans une étude datant de mars 2013, Mme Hill, de l'institut Gustave Roussy, nous dit que la proportion "nombre de décès attribuable à l'alcool/nombre total de décès" donne des chiffres 15,66 fois plus élevés en France qu'au Danemark en ce qui concerne les femmes (4,7 pour 0,3).
Et quatre fois plus en ce qui concerne les hommes (13 pour 1). Et que le nombre total de décès attribuables à l'alcool est de 49 051 pour la France.
Voir notre fiche "Le principe de Hill" récemment remise à jour, notamment la dernière partie «Autres bizarreries».
Forte de cette étude, quelques jours plus tard, devant une commission sénatoriale, Mme Hill proposera d'augmenter les taxes sur le vin. Voir en fin de page: http://www.senat.fr/compte-rendu-commissions/20130401/mecss.html#par95.

Rappel 3
Depuis la deuxième moitié des années 1950, divers sodas (en particulier une certaine "limonade brune" à base d'acide phosphorique carbo-hydraté) tendent à prendre la place du "divin breuvage " sur la table des français, notamment grâce à un important différentiel fiscal, en particulier concernant la TVA...

Recommandation (sans lien avec ce qui précède) Voici un événement prometteur :  CLICK.
Le lieu indiqué se trouve Route de Montagnac à Villeveyrac dans l'Hérault (34).

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Canicule

Résultat de recherche d'images pour "canicule"Il y a un mois et demi, le ministère de la santé édictait un certain nombre de recommandations en cas de vague de chaleur : http://www.sante.gouv.fr/vague-de-chaleur-recommandations-pour-la-population.html.

Au chapitre "COMMENT SE PROTÉGER", on pouvait lire ceci : « 2) Boire régulièrement Sans attendre d’avoir soif. De l’eau essentiellement, des fruits pressés éventuellement. Jamais d’alcool. Éviter sodas et autres boissons sucrées. Évitez les boisons à forte teneur en caféine (diurétiques)»

Bon, le "jamais d'alcool", venant de ce ministère, chaleur ou pas, on est habitués ! Résultat de recherche d'images pour "sodas"Par contre, ce qui est plus intéressant c'est ce qui est dit à propos «des sodas et autres boissons sucrées » et aussi des «boisons à forte teneur en caféine».Que dire alors de la star des sodas sucrés, dans la mesure où l'on sait bien qu'elle comporte non seulement de l'acide phosphorique mais également une teneur non négligeable en caféine !

À partir d'aujourd'hui, provenant de la même source et dans le contexte de canicule que nous connaissons, des recommandations sont diffusées sur les chaînes de télévision par l'intermédiaire de "spots".

On se dit que ce qui vaut en cas de vague de chaleur est encore plus valable en cas de canicule. Et que les prescriptions que nous venons d'évoquer seront toutes reprises. Pour l'alcool,  bien entendu, pas de problème ! On constate même sans surprise que le verre qui illustre le logo proscrivant n'est ni une chope de bière ni un verre à pastis mais bien un ballon de rouge. Par contre, rien sur les sodas sucrés caféinés ! Manque de place ? 35 secondes C'est trop court pour tout pouvoir dire ? Mais on constate que sur le format "longue durée" (1 min 15) c'est pareil :

À notre avis, le problème est qu'en l'occurrence et comme bien souvent,  les occultations ont été décidées en fonction des vecteurs de communication, lesquels sont avant tout des marchands d'espaces publicitaires. Et la loi  Évin, nous l'avons maintes fois souligné ici, interdit la publicité aux boissons «à limiter» (World Cancer Research Fund) mais pas aux boissons «à éviter».

Ce qui, de fait, induit un rapport de force biaisé à l'égard des médias, notamment télévisuels. Et par conséquent à l'égard aussi des politiques souvent télévisés. Ou qui souhaitent l'être.

Cela étant dit, la télé n’explique pas tout, puisque sur les autres documents "grand public ce n"est pas mieux.

Voir ce dépliant [http://www.inpes.sante.fr/CFESBases/catalogue/pdf/1027.pdf] cet autre [http://www.inpes.sante.fr/CFESBases/catalogue/pdf/1185.pdf] ou cette affiche [http://www.inpes.sante.fr/CFESBases/catalogue/pdf/1028.pdf].                                      Pas trace de boissons sucrées, caféinées ou cumulant ces deux caractéristiques...

Alors quelle explication ? Qu'est ce que les fabricants de boissons délétères ont les moyens d'acheter, à part des espaces publicitaires ?

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Particules fines

Démonstration

Beaucoup d'émoi, ces jours derniers autour du pic de pollution atteint dans toute une partie de notre pays et notamment à Paris.

 Remise en cause de l'avantage fiscal depuis longtemps octroyé au gazole comparativement à l'essence sans plomb.
L'occasion pour nous d'appeler une fois de plus à se reporter au Global Health Risk de l'OMS, et plus particulièrement au tableau de la page 11, qui porte sur les facteurs de risques de décès.
 Et encore plus particulièrement sur la partie qui se trouve en bas à droite de ce tableau, celle qui concerne le groupe de pays auquel appartient la France.
 On constatera que la pollution urbaine est un facteur de risque 1,5 fois plus élevé que l'usage de l'alcool... mais aussi 6 fois moins élevé que le total présenté par les facteurs de risques liés à la malbouffe (excès de sucre dans le sang, surpoids, obésité).
Lequel total est donc près de 10 fois plus élevé que le risque alcool.
 Mais beaucoup moins taxé !
Et nettement bien moins souvent évoqué par les responsables de la santé publique...
 Ces 2 dernières remarques valant également pour le gazole.
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Conclusion
On parle souvent du "lobby viticole" ou de celui des constructeurs français de voitures diesel...
 Et aussi des fabricants de pesticides, des OGM, etc...
Mais le plus puissant est sans nul doute le lobby des fournisseurs d'hydrates de carbone puisque les méfaits de leurs produits, bien supérieurs à ceux de tous les autres cumulés, ne sont pratiquement jamais montrés du doigt par les instances politiques de diverses obédiences.
 Et encore moins combattus, évidemment !
Et tout cela se fait dans la plus grande discrétion car la règle est que le lobby le plus efficace est celui dont on ne parle jamais.
 Ou presque jamais : voir notre article du 21/06/2012.
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Possibilité d'objection 1
On pourra éventuellement nous reprocher de n'avoir pas pris en compte l'hypertension artérielle dans les causes de décès attribuable à la malbouffe  alors que celle-ci représente un risque supérieur à l'hyperglycémie, au surpoids et à l'obésité réuni.
 En arguant que ce fléau est particulièrement dû à l’excès de sel d'une part et qu'une consommation modérée d'alcool en protège quelque peu : lire CECI.
Et il est vrai que la malbouffe joue beaucoup sur l'effet exhausteur de goût que constitue le couple "chlorure de sodium-hydrate de carbone".
 Nous ne l'avons pas fait par honnêteté car l'abus de sel, selon les individus, peut se retrouver aussi dans l'alimentation traditionnelle et qu'au delà des limites d'une consommation modérée, l'alcool ne protège plus mais peut aussi aggraver le problème.
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Possibilité d'objection 2
On pourrait aussi nous dire que la comparaison des substances dont nous parlons avec d'autres (pesticides, OGM, particules fines), n'est pas pertinente puisque dans le cas des premières, nul n'est obligé d'en absorber en excès.
 Cette objection est en partie recevable, mais en partie seulement, nous semble-t-il.
En effet, on peut considérer que l'autorisation illimitée, par l'intermédiaire de divers moyens publicitaires, de matraquer la lucidité des consommateurs sans qu'aucun véritable contre-feu ne soit mis en place, peut altérer l'instinct de survie de beaucoup d'entre eux (enfants, adolescents ou même adultes).
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Remarque
 Il faudrait faire preuve d'un incroyable manque d'ambition économique, lorsqu'on dispose de telles influences et de tels réseaux pour ne pas les mettre pleinement à profit.
Par exemple en faisant en sorte que le vin soit le plus diabolisé possible afin que certains sodas bien connus prennent définitivement sa place sur la table des français.
 Certains de ces sodas, et vraiment non des moindres, étant à base d'acide phosphorique carbo-hydraté additionné de quelques ingrédients pour le moins... suspects..
C'est bon pour la santé, ça ?
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TVA

Dès le 1° janvier dernier, la TVA appliquée au vin, comme à celle de nombreux autre produits de consommation, a été portée de 19,6% à 20%.

 C'est l'occasion pour nous de rappeler que nous cherchons encore quelqu'un qui veuille bien nous expliquer pourquoi le vin est affecté d'un taux bien supérieur à celui généralement appliqué aux produits alimentaires provenant directement de l'agriculture.
 Aucune donnée objective ne peut, à nos yeux, justifier techniquement cet état de fait.
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Appel du 4 mars 1959

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Produit transformé ?
 Oui, le vin, comme le cidre ou le poiré, sont des jus de fruits qui ont subi une transformation : la fermentation.
Mais il s'agit d'une transformation naturelle maîtrisée car si elle ne l'était pas elle irait jusqu'à son terme et le liquide final serait du vinaigre... qui fait partie des produits dont le taux de TVA est de 5,5% !
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 Et puis, le fromage ne sort pas fromage du pis de la vache, que diable !
Les charcuteries font partie d'une catégorie qui s'appelle viande transformées !
 Quand aux sodas, n'en parlons pas, ce sont carrément des produits industriels !
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Problème de nocivité attribuable à l'alcool ?
 Rappelons une fois de plus que pour le Fonds Mondial de Recherche contre le Cancer, les viandes transformées et les boissons sucrées sont à éviter tandis que les boissons alcoolisées sont à limiter.
 Un rapport que les responsables de l'Institut National du Cancer (INCa) semblent avoir oublié de lire... bien qu'ils ne se privent pas de le citer dans leur références !
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Et que ne pas dire des deux autres principales causes de mortalité ?
 Les problèmes cardio-vasculaires, par exemple, envers lesquels le vin présente un effet préventeur comme, Mme Buzyn, présidente de l'INCa le reconnaissait elle même à Bordeaux il y a un  peu plus d'un mois.
 Quant au diabète, nous n'épiloguerons pas sur les effets comparés du sucre et de l'alcool sur cette cause en constante progression...
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 Lorsque une telle aberration fut mise en place, dans les années 1950, la profession lutta contre cette sur-fiscalisation.
L'affiche ci-dessus en témoigne:
 Mais, malheureusement, bien peu réalisèrent que s'il en était ainsi c'était parce que la cocacolonisation avait commencé avec ses moyens de lobbying considérables, des "études" très défavorable à la consommation régulière et modérée de vin comme celle de Ledermann, et sa farouche ambition d'imposer définitivement et exclusivement la "limonade brune" sur la table des français.
 Objectif qui n'est pas loin d'être atteint, du moins si on observe quels liquides sont le plus présents sur les tables de cafétérias.
 Ne parlons pas des fast-food qui développent actuellement leurs implantations comme jamais... avec les conséquences sanitaires que l'on sait.
 Mais n'oublions pas non plus les brasseries ou restaurants plus traditionnels : le mal les gagne !
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 Plus tard, certains tentèrent encore d'agir, jusqu'à rappeler à celui qui était Président de la République dans les années 1980 qu'il avait signé une proposition de loi visant à ramener la TVA appliquée au vin au taux général des produits agricoles : peine perdue !
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 Beaucoup ont oublié, d'autres se sont résignés  à cette injustice... ce qui (avouons le) est un peu notre cas.
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 Mais pas tout à fait !
Car à l'heure ou certains œuvrent, rapports et études orientés à l'appui, à aggraver encore la situation, à passer de la sur-fiscalisation à "l'hyper-sur-fiscalisation", nous pensons avoir quand même encore le droit de rappeler que le vin, depuis des décennies, a largement payé son écot à la solidarité nationale... avec pour conséquence des courbes de consommation en chute libre et un risque de quasi-disparition de la culture populaire.
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  À d'autres maintenant !
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Super C.A.M.E (2)

 Taxer les boissons sucrées pour en décourager la consommation ?

Nos cousins aussi s'en préoccupent : http://www.jydionne.com/quest-ce-quon-doit-taxer/.
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 Dans l'article que nous venons de citer, une phrase tout particulièrement pose un problème épineux, c'est la dernière : «Par contre, je ne vois pas de sitôt nos décideurs avoir la force et la volonté politique de s’opposer aux puissants lobbys alimentaires».
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 Si la question se pose au Québec, elle se pose avec beaucoup plus d'acuité en France, pays dont l'instance législative est, en quelque sorte et sans que tous les parlementaires en aient forcément conscience, partie prenante du lobby malbouffisant : voir notre fiche "Malbouffisation institutionnelle".
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Et pourtant...
 En France aussi, depuis un certain temps déjà, et malgré l'obstruction de la pègre cocacollaborationniste infiltrée jusqu'aux plus hauts niveaux du système officiel de prévention nutritionnelle, certaines voix commencent à se faire entendre : Click.
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 N'oublions pas que selon le Dr Philip James, membre du panel d'experts du Fonds Mondial de Recherche contre le Cancer, chaque canette de soda augmente de 60% le risque d'obésité : voir ce documentaire à partir de la 14° minute.[1]
 Que selon le Global Health Risks de l'OMS (page numérotée 11), dans les pays à haut niveau de vie, le surpoids et l'obésité tuent 7 fois plus que l'alcool. [2]
 Et l'hyperglycémie (trop de sucre dans le sang), 6 fois plus.
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 N'oublions pas non plus que selon le Dr Robert Lustig, pédiatre endocrinologue à l'université de Californie, à San Francisco, les ravages liés à ce type de boisson chez les jeunes sont très importants, «à peu près autant que s'ils fumaient deux paquets de cigarettes par jour» !

 Lire cet article récent, début du 2° chapitre intitulé «Vingt à trente ans d'espérance de vie perdues»: 
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 Mais les enfants, ça n'a qu'une importance relative, n'est-ce pas ?
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Mieux vaut continuer à stigmatiser la consommation régulière de vin qui est désormais (voir ce document, page 16) surtout le fait des français de plus de 65 ans. 
 Lesquels ne s'en portent pas si mal puisque «la France a le plus faible taux de mortalité après 64 ans».
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 Mais, par le fait des agents plus haut nommés d'une autre sexagénaire, la cocacolonisation, le temps se couvre désormais.
 Et il faut que ce soit un journaliste de la BBC en correspondance à Paris qui s'en inquiète : http://www.slate.fr/lien/69901/francais-boivent-moins-vin. [3]
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Notes de bas de page :
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[2] Le surpoids et l'obésité jouent surtout un rôle en terme de cancer.
Épidémiologiste à l'Institut Gustave Roussy, lequel est spécialisé dans la lutte contre cette terrible maladie, Mme Hill en convient puisque elle affirma récemment au Sénat en tant qu'expert, juste après avoir demandé la taxation du vin : «En terme de prévention des cancers, il convient essentiellement d'éviter l'obésité et le surpoids. Le reste relève de la science-fiction ou de la malhonnêteté intellectuelle».
 Peut-être a-t-elle oublié, cela dit, de constater que depuis plus de 30 ans la baisse de consommation de vin s'accompagnait, nouvelles habitudes alimentaires aidant, d'une progression constante du taux d'obésité et du nombre d'apparitions de cancers.
 Comme quoi le risque d'oublier menace même les experts.
Pour le pallier, si nous osions, nous lui proposerions bien une solution :
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[3] Pour les anglophones, lire aussi l'article intégral.
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