Politicienne

Marisol à Paris MatchC'était le 11 dernier, le matin même du jour où le remaniement allait être annoncé. 
Un petit billet en page 31 de Paris Match, témoignage d'une grande solidarité de Mme Marisol Touraine à l'égard de M. Stéphane Le Foll dont le maintien au poste de Ministre de l'Agriculture n'était alors pas considéré comme assuré. 
Solidarité qui pourrait être surtout l'expression d'une grande reconnaissance pour avoir, au moment du débat portant sur la clarification de la loi Évin, choisi le camp œnophobiste contre le monde du vin : http://www.ladepeche.fr/article/2015/06/08/2120390-loi-evin-touraine-et-le-foll-contre-tout-changement.html.
Résultat de recherche d'images pour "le foll stéphane"Cela après avoir "laissé filer" la suppression du Conseil de Modération et Prévention.

Attention !
Prière de bien vouloir nous exonérer de tout soupçon portant sur une quelconque arrière-pensée politicienne. 
En effet, les 2 personnes que nous venons de citer appartiennent à la même majorité, au même parti et au même courant que le Premier Ministre et le Président de la République.
Lesquels, dans cette affaire, ont été, eux, exemplaires.
Une preuve de plus que le clivage entre bords n'est pas pour nous le même que celui qui est communément admis.

Et toujours ce petit rappelhttp://www.u-bourgogne.fr/images/stories/Doc-uB/ProgrJMVN_congr%C3%A8sHy%C3%A8res9.10-03-16NL.pdf.

.

 

Valls

Nous n'avons jamais caché que notre association était formée de femmes et d'hommes de toutes convictions politiques, philosophiques, etc...
Unis par leur souci commun du respect dû au vin.

À la suite des dernières péripéties ayant abouti à la décision émanant du Conseil Constitutionnel (voir notre article précédent) des échanges parfois un peu vifs ont eu lieu en interne.
Certains affirmant que «tout cela ne serait pas arrivé si l'opposition n'avait pas eu la mauvaise idée de saisir le CC alors qu'elle n'avait même pas déposé de motion de censure à l'égard de cette dernière mouture de la "loi Macron"».
Faisant également remarquer que «la plupart des membres du dit Conseil ont été nommés par la majorité précédente».
Et leurs interlocuteurs répondant : «Jeux de masques que tout cela, la secte œnophobiste a su pousser ses ramifications jusqu'à l'intérieur de chaque parti et le gouvernement va bientôt soigneusement enterrer le dossier».

Manuel Valls, en mai 2012.

Pour l'heure,  le rédacteur de ces lignes considère que l'honnêteté s'impose en la matière.
Et qu'elle oblige à donner acte au premier ministre de ses récents propos à ce sujet.
En effet, M. Manuel Valls a indiqué que ces mesures seront présentées à nouveau au Parlement dans les prochains mois :


La loi Macron retoquée en partie par le Conseil... par francetvinfo
Et rien ne permet pour l'instant de mettre en doute sa bonne foi.
D'autant plus qu'il s'agit en l'occurrence de rendre applicable un texte élaboré (c'est le moins que l'on puisse dire) sous la haute bienveillance de l’Élysée !
Comment imaginer que l'engagement primo-ministériel ne le soit également ?

En même temps, nul ne saurait ignorer les considérables capacités manœuvrières des fachygiénistes renforcées encore par leur pathologique sentiment de supériorité universelle.

En ces heures incertaines, il semble donc évident que le ton le plus adéquat vis à vis de la situation telle qu'elle se présente est celui qui a été employé dans le dernier communiqué de presse de Vin & Société.

.

 

Lien

La semaine dernière, exactement lundi 20/07 à la première heure, nous avions publié notre article intitulé "Plans".
Stéphane Le Foll en septembre 2014. Concernant M. Stephane Le Foll et à propos de son regrettable ralliement à la position du Ministère de la Santé dans l'affaire de l'amendement clarifiant la loi Évin, nous l'avions qualifié de « ministre de l'Agriculture-mais-en-l'occurrence-pas-des-agriculteurs ».

 Dans la même matinée se mettaient en place des barrages d'agriculteurs en Normandie, lesquels barrages devaient ensuite s'étendre à une grande partie du territoire national : une révolte qui dure encore.
Lien de cause à effet ?
Évidemment non.
Pas de lien du tout ?
À notre avis, si !

Car le fait est que depuis plusieurs mois, un autre lien s'est distendu, celui qui existait entre le ministre et ses administrés.  Cela, les premiers jours de la crise dont il est question l'ont bien montré.
Quelques jours d'incompréhension totale à l'égard de la désespérance des éleveurs.
Le porte-parole du gouvernement n'a pas trouvé les mots  qu'attendaient les paysans.
Et on voit bien que,  malgré la mise en œuvre de réelles mesures, la confiance a du mal a revenir.
Reviendra-t-elle ?

C'est peut-être en matière de production viticole que la distension de ce lien est apparue en premier, et c'était en novembre 2013 à l'occasion de la visite de M. Le Foll au SITEVI.
Lire notre article : "Le Foll interrogé hier".
Concernant le sujet dont il était question, la victoire échut à Mme Touraine : Click.
Faute, vraisemblablement, de combat.
Et peut-être à la faveur d'une confidentielle entente préalable.

EMarisol Touraine, en 2007.t puis, tout dernièrement, dans l'affaire de la clarification de la loi Évin,  Stéphane présenta carrément et clairement un front uni avec Marisol (elle même experte dans l'art de mettre ses administrés dans la rue) : http://www.lequotidienlesmarches.fr/st-phane-le-foll-et-marisol-touraine-appellent-ne-pas-changer-la-loi-evin-art399685-2388.html?Itemid=235.
Celui là subjugué par le charme envoûtant de celle ci ?
C'est à dire tombant lui aussi,  par marquis de ministère interposés, sous l'influence de la secte œnophobique.

Et dire que nous avons si longtemps eu un a priori favorable l'égard de ce ministre de l'Agriculture !
Mais le temps... l'éloignement d'un côté... la proximité de l'autre...
Tout ça...

En revanche, il convient de rappeler que le Président de la République et le Premier Ministre ont su, eux, dans cette affaire, entendre au delà des marquisats ministériels et éviter les tentacules de la pieuvre sectaire.
Et que ce fut déterminant.

C'est quand le prochain remaniement ?

.

 

Plans

Résultat de recherche d'images pour "euros"L'expérience nous l'a appris : lorsque, provenant des associations œnophobes en tous genres, une grande campagne se déroule tous médias confondus, dès le lendemain il faut être vigilant.
Car nous savons que, selon la planification habituelle, dans les quelques jours qui suivent va intervenir une juteuse proposition susceptible de les enrichir encore.
Cette fois-ci, ça n'a pas traîné !

La campagne s'est déroulée le 7 dernier (voir notre article "Et allez !") et 3 jours après, le 10 donc, 18 d'entre elles écrivaient à Mme Marisol Touraine, et lui proposaient leurs bons services afin de «participer activement à l'élaboration d'un Plan  national  de  réduction des dommages dus à la consommation d'alcool».
Penchons nous sur ce document, il le vaut bien : http://www.anpaa.asso.fr/images/media/201506telechargements/min-sant-touraine-plan-alcool.pdf.

Quelques remarques.

1) Tout d'abord, il convient de se souvenir que la campagne du 7 juillet était articulée autour d'un document signé par MM. François Paille et Michel Reynaud :  http://www.invs.sante.fr/beh/2015/24-25/pdf/2015_24-25_1.pdf.
Et qui retrouve-t-on parmi les 18 signataires ?
MM. Reynaud Michel et M.Paille François, évidemment !
Vraiment désintéressé, ce diagnostic !
La preuve : ces 2 messieurs, à la rubrique "déclaration d'intérêt" (fin de l'avant-dernière page) ont indiqué que «les auteurs déclarent ne pas avoir de liens d’intérêts par rapport au thème de cet article».

2) La lettre à Mme Touraine commence par la remercier pour le rôle qu'elle a joué aux côtés des anti-clarification dans l'affaire de l'amendement adopté dans le cadre de la loi Macron et qui concerne la loi Évin.
Un fait dont, à l'inverse bien évidemment,  se réjouissent tous les défenseurs du vin :  http://www.vinetsociete.fr/presse/communiques/loi-macron-l-article-62-ter-concernant-la-loi-evin-clarifie-par-un-amendement-du-gouvernement.
Deux courriers beaucoup moins agréables ont aussi été adressés au Président de la République (http://www.anpaa.asso.fr/images/media/201506telechargements/hollande-amendement-loi-macron.pdf) et au Premier Ministre (http://www.anpaa.asso.fr/images/media/201506telechargements/valls-amendement-loi-macron.pdf).
Mais ces 2 derniers ne comportaient pas la proposition d'un "Plan  national  de  réduction  des  dommages dus à la consommation d'alcool".
C'est donc uniquement sur le budget de la Santé qu'il est envisagé d'émarger.
À titre de compensation et en jouant sur la solidarité entre "anciens combattants" d'un même camp ?
À noter une petite faute stratégique : "les 18" ont manifesté leur gratitude envers Mme Touraine mais ont oublié de remercier également le ministre de l'Agriculture-mais-en-l'occurrence-pas-des-agriculteurs qui l'aurait pourtant, dans leur optique, tout autant mérité : http://www.ladepeche.fr/article/2015/06/08/2120390-loi-evin-touraine-et-le-foll-contre-tout-changement.html.

3) Nos 18 associations, tout en vantant l'efficacité de la loi Évin, constatent comme nous «l’accroissement  des "bitures  expresses"  (ou  binge  drinking)  et  l’importance  des  dommages et des coûts sanitaires et sociaux» liés à l'alcool.
Cela ne devrait-il pas les amener au contraire à penser comme nous que ladite loi est un échec?
Donnée intéressante : l'étude de MM. Paille & Reynaud nous dit que l'âge moyen des personnes hospitalisées pour cause d'intoxication alcoolique aiguë est de 43,5 ans.
Il s'agit donc de la "génération Évin", puisqu'elles entraient dans l'âge adulte au moment de la promulgation de la loi qui porte ce nom.

Mais attention ! Cette loi ne doit pas non plus être accusée de tous les maux car la source du problème se situe au niveau de la génération qui a élevé celle dont nous venons de parler.
La précédente, donc.                                                                                                             La première qui, submergée par l'offensive cocacolonisatrice, s'était mise à délaisser progressivement la culture du vin et à moins bien en assurer la transmission.

Les cocacollabos commençaient à se glisser dans les rouages de l'Etat et un différentiel fiscal favorable aux boissons les plus délétères était mis en place.
Épisodiquement certains s'emploient encore à tenter de l'accroître.
Il n'est absolument pas exclu que l'élaboration d'un nouveau "plan" leur permette à nouveau d'exercer leurs talents.

À cette époque,  fort opportunément,  de fumeuses théories étaient mises en exergue comme celle dite "de Ledermann", laquelle proclamait que ce n'était que par la lutte contre la consommation régulière et modérée que l'on pourrait venir à bout des abus.
Relire notre fiche à ce sujet (elle a 6 ans mais elle n'a pas trop mal vieilli) :  http://honneurduvin.vitisphere4.vitisphere.com/theorie-de-ledermann/.

Aujourd'hui, ce sont ses propres adeptes qui, au travers de leurs conclusions, en démontrent la stupidité.
Ce qui n'empêche pas certains incurables de s'en prendre à la moindre consommation !
Écoutons par exemple s'exprimer M. Philippe Batel, juste après avoir pu voir un verre de vin se remplir : «Ces complications elles sont liées à des quantités d'alcool qui ne sont pas forcément très élevées...» De la 22° seconde à la 44°:

Il faudrait peut-être proposer l'élaboration d'un "Plan national de réduction des dommages dus aux pathologies œnophobiques", non ?
Nous allons préparer un devis...

.

 

De quoi s’inquiéter ? (2)

Résultat de recherche d'images pour "valls hollande"

Notre déontologie nous impose d'apporter à nos lecteurs une information précise et surtout complète.
C'est pourquoi nous les invitons à s'intéresser à ce communiqué officiel : http://www.gouvernement.fr/manuel-valls-il-ne-faut-pas-opposer-environnement-et-agriculture.

.

Voir notamment l'avant dernier paragraphe : « LA FRANCE RETROUVE SA PLACE DE 1ER PRODUCTEUR MONDIAL DE VIN »
Et tout particulièrement la fin :
«Aux viticulteurs inquiets d'un éventuel durcissement de la loi Evin par la future loi de Santé, le Premier ministre a été clair : "l’objectif partagé est bien de lutter contre l’usage nocif de l’alcool et non contre toute forme de consommation. Comment pourrait-on, en tant que pays exportateur, stigmatiser l’un des produits phares qui concourent non seulement à soutenir notre économie, mais qui concourent à l’identité même de la France dans le monde ?"»

.

 Cela étant indiqué, on nous permettra, nous osons l'espérer, de rester fidèles à notre principe d'analyse selon lequel répondre à une question par une autre question est une méthode qui n'est généralement pas totalement exempte d'une certaine ambigüité...
À comparer avec les propos du Président de la République qui, 2 jours avant le Premier Ministre, avait limpiment assuré «qu’aucune disposition nouvelle ne serait prise en matière de publicité pour le vin dans le cadre de la loi de santé publique» : http://www.vitisphere.com/breve-72321-tweet.html.
Beaucoup plus clair, non ?

.

Dommage que le chef du gouvernement n'ait pas carrément calqué ses propos sur ceux du chef de l'État, n'est-ce pas ?

 Bon... on pourra nous faire remarquer, évidemment, que c'est déjà mieux que s'il avait carrément dit l'inverse.
C'est sûr, mais en même temps, ça... ça aurait été un peu difficile, pas vrai ?

.

.