Du lourd ! (3)

Nous n'avons pas fini d'en parler et celaViticulture
pour montrer qu'il ne doit pas être pris au sérieux... sauf en ce qui concerne sa dangerosité.

Au titre de laquelle, si ce travail n'était pas fait, il continuerait à constituer une arme redoutable entre les mains œnophobistes.
Au profit de leur sempiternelle pression à but fiscal.

Il porte sur l'année 2010 et son titre officiel est «Le coût social des drogues en France».
Mais nous l'appellerons "le rapport Kopp" : http://www.ofdt.fr/BDD/publications/docs/epfxpkvc.pdf.
On peut lire dès la page 2 : «les paramètres de calculs suivent les recommandations du Rapport Quinet (2013)...»
Rapport Quinet qui porte également sur l'année 2010 : http://www.developpement-durable.gouv.fr/IMG/pdf/CAS_2013_final_CGSP_Evaluation_socioeconomique_170920131.pdf.
Mais que le "rapport Kopp" interprète en fait parfois assez librement.
C'est le moins qu'on puisse dire.

Exemple.
Le rapport Quinet estime la valeur statistique de la vie (VVS) à 3 millions d'euros et la valeur de l'année de vie (VAV) à 115 000 € : voir entre autres 2.1.1. page numérotée 42.
Ces valeurs ne sont nulle part, dans le rapport Quinet, données comme modulables en fonction de tel ou tel facteur.
Eh bien dans le "rapport Kopp", pas d'hésitation !
«Le coût des années de vies perdues du fait des pathologies engendrées par l’alcool est de près de 66 milliards d’euros et la valeur moyenne de la vie perdue par décès de 1,35 millions d’euros à un âge moyen de 63 ans
Tandis que «le coût des années de vies perdues du fait des pathologies engendrées par le tabac est  de  près  de  65  milliards  d’euros  et  la  valeur  moyenne  de  la  vie  perdue  par décès de 0,8 millions d’euros à un âge moyen de 71 ans.» (p.40 du "rapport Kopp ")
Donc, au terme de ce calcul aux modalités inexpliquées, en 8 ans la vie humaine perdrait près de 60% de sa valeur !

Cela étant dit malgré que «le rapport  Quinet  refuse de  différencier  la valeur de  la  vie humaine  en  fonction  de l’âge. En effet, selon les auteurs du rapport, les études sont peu conclusives pour établir  des modalités de différenciation.  Plus  généralement, une  telle  différenciation n’apparaît pas opportune du point de vue éthique. La référence à une valeur tutélaire unique exprimant la volonté collective de garantir que l’effort engagé en matière de santé est le même quel que soit le secteur et quel que soit l’individu concerné  :  sauver  une  vie  statistique,  ou  réduire  le  risque  de  décès  doit  mobiliser la  même  somme  d’argent  quelle  que soit  la  personne  en  jeu  (Quinet, 2013).  L’effort qui doit être consenti pour sauver une vie doit être rapporté à une grandeur unique (VVS de 3 millions d’euros) quel que soit l’âge de la personne dont la vie est sauvée. Ainsi, le rapport coût-bénéfice d’une stratégie thérapeutique n’est pas affecté par l’âge du sujet.»
(À cheval sur pages 15 et 16 du "rapport Kopp")
Voir aussi la page 106 du rapport Quinet où il est déclaré que si une différenciation pouvait être établie ce devrait être plutôt en fonction du revenu que de l'âge,  la VVS étant calculée sur la base du consentement à payer pour une réduction du risque de décès.
Sans oublier d'ajouter, concernant ladite différenciation : «de toute façon, cette  dernière n’apparaît pas opportune du point de  vue éthique
Réconfortante, cette idée que certains rapports ne négligent pas la dimension éthique !

Mais restons dans la version "cynique", comme si nous ne l'avions pas lue, cette page 106 du rapport Quinet.
Sachant que 71-63 = 8 (et qu'en comptant les années bissextiles, 8 ans = 2 922 jours) il faudrait que nous nous mettions dans la tête que la valeur de notre vie perd en moyenne 188 € par jour !
1,35 millions € - 0, 8 millions € = 550 000 € / 2 922 jours = 118 € (à peu près).
Pas loin de 3 600 € par mois !
Et donc qu'à partir de 82 ans elle ne vaudrait plus rien.
Ce qui, soit dit en passant, pourrait constituer un bon argument de défense pour les assassins d'octogénaires traînés devant les tribunaux : avis aux avocats !

Mais ce qui constitue aussi une source d'argumentation pour les taxolâtres ennemis du vin.
En effet, cela permet d'affirmer en conclusion que «le "coût social" de l’alcool et celui du tabac sont presque identiques. Chacun est presque égal à 120 milliards d’euros...» (page 64 du rapport Kopp).
Rapprochement, bien sûr prêt à être repris lors d'une grande "campagne d'information", tous médias confondus... sans même reprendre le mot "presque".
Comme ce fut le cas en septembre dernier : cf. notre article "Du lourd ! (2)".

Cela étant dit, les lecteurs savent que nous aimons bien travailler à partir des chiffres de nos adversaires et le fait que M. Kopp indique 63 ans comme étant l'âge moyen des décès pour cause d'alcool n'est pas forcément négatif.
Nous verrons bientôt pourquoi...

                                                                                             (À suivre)

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Cocasse !

Notre série "Du lourd !" n'est pas terminée mais nous avons conscience que son contenu est assez complexe et ardu.

C'est pourquoi nous proposons une pause a nos amis lecteurs.
Une pause distrayante.
Mais, comme les légendes comportent une part de vérité, il s'agit en l'occurrence d'un humour fondé sur une réalité... regrettable.

Car le fait que les membres de la malbouffisante organisation cocacollaborationiste s'en prennent toujours Résultat de recherche d'images pour "junk food"prioritairement à la régularité (plutôt qu'à l'excès) en matière de consommation d'alcool est une triste réalité.
Qui aboutit à la progression d'une cohérence sociétale désormais bien connue : malbouffisation quotidienne (liquide et solide) avec binge-drinking hebdomadaire à la clé, le week-end venu.
Binge-drinking très rarement à base de jus de fruits fermentés,  évidemment : cohérence oblige !

Et comment, en quelques mots, pourrait-on résumer leur cocasse argumentation ?
Comme ceci :
"Sachant que la consommation régulière de vin est plus répandue chez les plus de 65 ans, et qu'au delà de 65 ans le risque de décès s'accroît, nous enjoignons d'en déduire qu'en cette matière, la régularité accroît le risque de décès".
Résultat de recherche d'images pour "fontaine à sodas"Bon, estimons nous heureux : pour le moment ils ne nous expliquent pas encore que cette situation pourrait se normaliser si l'on rencontrait plus souvent cette partie de la population autour des fontaines à sodas... et que dans ce cas là la régularité serait beaucoup plus acceptable !
Ça viendra ?

«Un résumé pertinent et assez drôle mais pas si réjouissant que ça quant au fond», souligneront les lecteurs.
C'est vrai, mais chacun sait qu'il peut parfois y avoir de l'amer dans l'humour...

Addendum de circonstance
On parle beaucoup en ce moment de remaniement ministériel.
Et de changement au Ministère de l'Agriculture : Stéphane Le Foll en partirait.
Résultat de recherche d'images pour "stéphane le foll"Si c'est le cas, nous ne le regretterons pas.
Plus exactement nous ne regretterons pas la version "cumulante".
Car c'est depuis qu'il exerce également la fonction de porte-parole du gouvernement (02/04/2014) que les défenseurs du vin ont légitimement pu perdre confiance en lui.
Rappelons que depuis cette date l'influence de la secte œnophobiste semble bien avoir gagné son esprit, probablement par l'intermédiaire de celui de Mme Touraine.
On l'a bien vu dans les affaires de la suppression du Conseil de Modération et Prévention et de l'amendement clarificatif de la loi Évin.
Auparavant, c'était plutôt bien.

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Historique !

Non seulement préventif mais aussi curatif ! Une très importante étude israélienne est en train de donner une nouvelle dimension à la défense du vin. Elle est en instance de publication dans une des plus grandes revues médicales : les "Annals of Internal Medecine" (impact factor 17,81). Réalisée sur un groupe de patients qui n'en consommaient pas auparavant, du moins pour la plupart, elle démontre que la consommation de vin améliore l'état des diabétiques. « Cette étude menée sur le long terme montre qu'associer un régime alimentaire sain à une consommation modérée de vin, surtout du vin rouge, contribue à faire baisser les risques cardiométaboliques », concluent les chercheurs. Des risques qui concernent à la fois le diabète de type 2  et les maladies cardiovasculaires (MCV).

Une occasion de plus pour nous de réaffirmer que l'urgence pour les responsables de la Santé Publique devrait être de se pencher prioritairement sur le cas des français qui ne pratiquent pas la consommation régulière et modérée. Et cela qu'ils soient adeptes de la surconsommation (occasionnelle en général)... ou non consommateurs ! Parce qu'aujourd'hui, regroupées, ces 2 catégories aux comportements néfastes sont devenues ultra-majoritaires dans la population. Et que cette tendance s'accroît sans cesse. «Les extrêmes se touchent», dit la sagesse proverbiale. Force est de constater que progressions de l'abstinence et du nombre de comas éthyliques vont de pair. Et d'en conclure que ces 2 comportements excessifs devraient être équitablement traités... ce qui est loin d'être le cas, comme en attestent les chiffres que nous verrons un peu plus loin.L'étude santé du jour : le vin rouge fait du bien aux diabétiquesVoici un article plus explicite que ce que nous le sommes sur l'étude de l'Institut Ben Gourion du Nêguev : http://www.metronews.fr/info/l-etude-sante-du-jour-le-vin-rouge-fait-du-bien-aux-diabetiques/mojn!m23D8udmJsEW6/. Et voici un résumé l'étude elle même : http://annals.org/article.aspx?articleid=2456121.

Quelques chiffres De 1980 à 2010, la part des consommateurs réguliers de vin est passée de 51% des français à 17% (page 9) : http://www.franceagrimer.fr/content/download/19371/156117/file/TDB-VIN-diaporama-conf%C3%A9rence-vinitech-consommation-vin-A12.pdf. Dans le même temps, selon le CépiDc, service spécialisé de l'INSERM dans la constatation brute (non "ajustée") des causes de décès, la part du diabète sucré dans le nombre total est passée de 12,9% à 19,8% ! Résultat de recherche d'images pour "malbouffe"Une croissance moyenne de 178 décès par an, mais les moyennes ne disent pas tout car cette croissance est en progression : 336 entre 2011 et 2012 ! Une progression logiquement parallèle à celle de la junk food dans notre pays : http://www.huffingtonpost.fr/2013/02/28/en-france-le-fast-food-a-detrone-la-restauration-traditionnelle_n_2782834.html.

Il est juste de dire que dans le même temps la part des décès pour cause d'abus d'alcool est passée, elle, de 0,6 à 0,5... Différence en valeur absolue ? Plus de 4000 passages de vie à trépas !

«Oui, mais n'oubliez pas que le vin est cancérigène» nous dirons certaines dames de notre connaissance (Institut national du Cancer, institut Gustave Roussy, Réseau NACRe...). Bon ! Donc la part totale des décès par tumeurs malignes a donc certainement été amenée à baisser. Vérifions. Surprise : elle est passée de 22,7% à 28,2%... Mystère ? Mais non : nous avions tout simplement oublié le fameux "Principe de Hill" ! Celui selon lequel moins le vin est consommé, plus il provoque de décès... par cancer notamment.

Typically french Alors qu'elle jouit déjà d'une très favorable notoriété au niveau mondial, dans notre pays, l'étude dont il est question commence déjà à être critiquée par certains individus qui n'ont jamais publié dans une revue scientifique du niveau des "Annals of Internal Medecine". Et ont bien peu de chances d'y parvenir un jour. Nous  critiquerons bientôt ces critiques.

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Sous-consommation dévastatrice

Logiquement, nous aurions du prendre comme base de calcul l'optimum "Hill 2013" puisqu'il est basé sur l'étude la plus récente : voir notre fiche "Maxima et optima", [F].

  Mais prenons le parti de nous mettre dans la position la moins favorable pour la cause que nous défendons.
 Et cela en prenant comme optimum de consommation le point bas de cette fourchette qu'est l'optimum minimal :  [G].
Soit 2 grammes/jour d'alcool, contre 5 g dans l'étude brandie par Mme Hill.
 Mais 2 grammes sous forme de vin !
Ce qui représente 20 millilitres, soit, quotidiennement, un petit verre à liqueur (voir photo).
Et cela pour un bénéfice de 4,7 années de vie supplémentaires !
 Il est à noter au passage que cette dose ramenée à la semaine correspond presque exactement à la moyenne entre 1 et 2 verres.
 C'est à dire à la consommation que deux études jamais remises en cause indiquent comme optimales aux femmes enceintes et allaitantes.
Voir II) et III) de notre article du 26/01/2012.
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 Que nous dit l'OMS dans son rapport récemment paru et dont nous avons parlé il y a peu (voir notre billet : "Œnosceptique trop hâtif") ?
Consultons le, ce rapport : CLICK.
 Page 29, "2-1-1, TOTAL PER CAPITA CONSUMPTION", nous apprenons que les individus âgés de plus de 15 ans boivent en moyenne 13,5 grammes d'alcool par jour.
MAIS...
 Nous apprenons page 31("2.1.3 MOST CONSUMED ALCOHOLIC BEVERAGES"), que le vin ne représente que 8% de cette consommation !
C'est à dire 1,08 g d'alcool pur soit pratiquement LA MOITIÉ de l'extrême minimum optimal !
Ce qui veut dire que la sous-consommation de vin représente, et de loin, la première cause de mortalité prématurée par rapport à la durée de vie potentielle !
  ¤ 2,4 ans par rapport à une consommation d'autres boissons alcoolisées (bière ou spiritueux) à 8 g/j,
  ¤ 2,4 ans environ par rapport à la consommation moyenne constatée (13,5 g/j dont 8% sous forme de vin),
  ¤ 2,8 ans par rapport à une consommation d'autres boissons alcoolisées à 29 g/j,
  ¤ et, donc, 4,7 ans par rapport à l'abstinence !
Et cela, à l'échelle planétaire, concerne annuellement plusieurs dizaines de millions d'individus qui décèdent alors que leur vie pourrait être prolongée de plusieurs mois !
 Plus d'une centaine de décès par minute pourrait être retardés de plusieurs années !
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Alors maintenant, au delà de ce froid constat, pour prolonger un tant soit peu la vie de nos frères humains, que compte faire l'OMS afin d'au moins doubler la consommation de vin mondiale ?
 Voire la quintupler si, dans un but de mise à jour des chiffres que nous venons de citer, nous prenons l'étude la plus récente (voir plus haut).
 Voire la multiplier par 15 selon "Hill 2000" !
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 Quelque soit le multiplicateur, nous avons des propositions à formuler.
Portant sur les principes et la méthode et à appliquer en toute première priorité dans les malheureuses contrées où sévit l'abstinence, un fléau bien plus redoutable que l'abus comme nous venons de le démontrer.
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                                                                                        (À suivre)
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Principe de Hill

 En une phrase : "Moins les français consomment de vin, plus le nombre de décès attribuables à l'alcool augmente en France".

 Les preuves :
1) En 2000, Mme Hill, sur la base d'une étude finalisée en 1995, indiquait que l'alcool était «responsable d’un
décès sur onze, c’est-à-dire d’environ 45 000 décès par an» :
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2) En 2013, sur la base d'une étude finalisée en 2009, Mme Hill, avec 3 co-signataires, publie une étude selon laquelle, 14 ans après donc, nous en sommes à 49000 décès attribuables à l'alcool soit environ 18% de la mortalité totale : 13% pour les hommes et 5% pour les femmes.
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1) En 1994/95, les français de plus de 14 ans consommaient en moyenne 75,6 litres de vin par an.
 2) En 2008/09, ce chiffre était ramené à 58,2 l/hab/an.
 Soit une baisse de 23%.
 Soit un peu plus de 1,6% par an : environ 2,5 verres par semaine.
Dans le même temps, d'après Mme Hill, donc, le nombre de décès attribuables à l'alcool avait augmenté de 4000 personnes/an.
 Soit une augmentation de 11,25%, c'est à dire (en arrondi) 77 personnes par semaine.
 Donc, on peut déduire que chaque fois que le français moyen consomme un verre de vin en moins par rapport à l'année précédente, cela induit 31 décès supplémentaires.
 Lourde responsabilité !
 Pour confirmer ce "principe de Hill", on peut reprendre le dernier document cité, mais cette fois-ci à la page 125 (second tableau), pour découvrir quels étaient les proportions de consommateurs réguliers de vin en 2010 par tranche d'âge.
 Rapprochons le de cet article : http://www.techno-science.net/?onglet=news&news=11470.
On constate que pour Mme Hil (et aussi de ses 3 co-rédactrices), l'alcool est «responsable de 22% de décès entre 15 et 34 ans» (entre 0,2 et 4,7% de consommateurs réguliers),
«de 18% de décès entre 35 et 64 ans» (entre 6,5 et 27,6%),
«et de 7% de décès à partir de 65 ans» (entre 33,8 et 41,6%).
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 Conclusion :
On voit bien qu'il y a pratiquement proportionnalité inverse : le principe est donc validable.
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Confirmation par le cancer
 En 2009, Mme Hill co-signait un rapport "démontrant" que «pour l'année 2006, il a été estimé que la consommation d'alcool était responsable de plus de 9000 décès par cancer».
 Ce qui était repris en 2011 par l'Institut National du Cancer dans une de ses fiches repères. Vérifier page 2, sous-chapitre 1.2 : Click.
 Et en 2013, la même Mme Hill co-signait l'étude évoquée plus haut "établissant" qu'en 2009 «que, sur plus de 49.000 décès attribuables à l'alcool recensés en 2009 en France, 15 200 (9,5%) étaient dus à un cancer».
 Chiffre également repris par l'INCa.
Voir 1° § du chapitre "Une augmentation de risque dose-dépendante" : Click.
 Soit une augmentation de 67% en 3 ans !
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[1] Sources : Alcohol-attributable mortality in France / Sylvie Guérin, Agnès Laplanche, Ariane Dunant and Catherine Hill. Publié sur http://eurpub.oxfordjournals.org / Titre : Eur J Public Health (2013) doi: 10.1093/eurpub/ckt015 First published online: March 4, 2013.
Autre bizarrerie
Mme Hill nous dit aussi que la proportion "nombre de décès attribuable à l'alcool/nombre total de décès" donne des chiffres 15,66 fois plus élevés en France qu'au Danemark en ce qui concerne les femmes (4,7 pour 0,3).
Et 15 fois plus en ce qui concerne les hommes (13 pour 1).
Voir chapitre " Comparison with other countries", à peu près au 2/3 du "Full text" : http://m.eurpub.oxfordjournals.org/content/early/2013/03/04/eurpub.ckt015.full.
Or, dans une étude en notre possession, signée de Mmes Hill et Laplanche et parue en  2010 dans une revue américaine, PubMed, sous le titre [The French drink too much alcohol], ces dames nous disent que le World Drink Trends donne 21g d'alcool mis à disposition par jour et par habitant au Danemark... contre 20g pour la France. Soit 5% de plus.
Et puis... il y a les chiffres d'Eurostat, qui est «une direction générale de la Commission européenne chargée de l'information statistique à l'échelle communautaire» :  
 https://www.data.gouv.fr/fr/organizations/eurostat/#datasets.
Ces chiffres nous disent que le taux standardisé de mortalité due à l’alcool s’élève en effet à 6,8 pour 100000 habitants en France, contre... 18, 1 au Danemark en ce qui concerne les hommes.
Et 5 contre 1,7 en ce qui concerne les femmes. 
http://www.data-publica.com/opendata/5712--causes-de-deces-deces-dus-a-l-utilisation-abusif-d-alcool-par-sexe-de-1998-a-2009
Un sur-différentiel qui peut éventuellement s'expliquer par le fait que, selon l'Organisation Mondiale de la Santé, «les pays nordiques obtiennent en effet un score de consommation dangereuse de 2,8 (d’une échelle de 1 à 5, où 5 représente l’usage le plus nocif), comparé à un score en fait à peine plus élevé de 2,9 pour l’Europe du Centre-Est et de l’Est, mais sensiblement supérieur à celui de l’Europe du Centre-Ouest et de l’Ouest (1,5) et de l’Europe du Sud (1,1).»
http://www.euro.who.int/fr/media-centre/sections/press-releases/2012/03/adults-in-europe-consume-three-standard-alcoholic-drinks-per-day-on-average
Des documents que l'on a peut-être oublié de consulter, à l'institut Gustave Roussy...
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