Amendements

Suite de notre article du 17/02.2014 : "2 articles intéressants"

Les amendements déposés d'une part par MM. Courteau, Béri-Débat, Mirassou et Rainaud et Mmes Bourzai et Nicoux, et d'autre part par MM. Couderc, César, Houel, Mme Lamure, MM. G. Bailly et Pierre et Mmes Bruguière et Férat ont été déposés.
 Voici le premier cité :

Et voici le second :
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Comme les lecteurs peuvent le constater ils sont quasiment identiques... mais pas tout à fait.
 Et il y a une différence, tout particulièrement qui nous pose problème.
En effet, l'amendement "Couderc" nous convient parfaitement puisque l'article qu'il est proposé d'insérer dans le Code Rural est ainsi rédigé :  « Art. L. 665-6. –  Le vin, produit de la vigne, fait partie du patrimoine culturel, gastronomique protégé en France. »
 Ce qui correspond bien à la disposition prise pour le foie gras : Click.
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Par contre, certainement suite à une erreur de frappe, il n'en est pas vraiment de même pour l'amendement "Courteau" : « Art. L. 665-6. –  Le vin, produit de la vigne et les terroirs viticoles font partie du patrimoine culturel, gastronomique et paysager de la France. » 
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 Clairement, le fait que le mot protégé ne soit pas mentionné nous pose un véritable problème car c'est un mot majeur.
En effet, c'est bien de protection que le vin a besoin face aux puissantes agressions œnophobes qui se produisent régulièrement en vagues scélérates.
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 Pourquoi pensons nous qu'il s'agit d'une erreur ?
D'abord parce qu'il y a discordance avec les 2 dernières phrases de l'"objet" :
«Rappelons enfin que le Parlement français, en plein accord avec le ministre de l’agriculture de l’époque a, en janvier 2006, prenant en considération les attaques dont le foie gras était l’objet, ajouté l’article L. 654-27-1 au code rural et de la pêche maritime (article 74 de la loi n° 2006-11 d’orientation agricole du 5 janvier 2006) : « le foie gras fait partie du patrimoine culturel et gastronomique protégé, en France...»).
 Les auteurs de cet amendement souhaitent donc qu’il soit affirmé clairement que le vin fait partie intégrante du patrimoine culturel et gastronomique de notre pays, patrimoine qu’il convient de protéger
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Et aussi à cause de la différence avec l'article unique de la proposition de loi déposée par M. Courteau et ses amis (beaucoup plus nombreux qu'aujourd'hui) au printemps 2011 : http://www.senat.fr/leg/ppl10-401.html.
 Et de celle déposée par le même sénateur à la tête d'un groupe déjà nettement plus clairsemé à l'automne 2013 : http://www.senat.fr/leg/ppl13-030.html.
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Maintenant, il est possible aussi que l'explication de cette évolution soit à chercher dans la recherche des meilleures conditions de succès.
 Au travers par exemple d'une négociation préalable à la "consultation interministérielle" prévue et évoquée dans cet article : Click.
Et afin que se déroule au mieux la future commission mixte paritaire.
 Voire la lecture définitive à l'Assemblée Nationale....
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Après tout, cette formulation, si elle doit aboutir, «il vaut mieux ça que rien», dirons certains.
 «Ça ou rien, c'est pareil», répondrons d'autres.
La méthode la plus mathématiquement probable de s'approcher de la vérité est de chercher à mi-chemin d'une affirmation et de l'objection qui lui est apportée, tel est le point de vue que nous avons choisi d'adopter de manière générale.
  De la même manière que nous pensons que le bon usage se situe entre l'abstinence et l'abus : c'est le principe de la modération.
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Bien sûr, l'idéal à notre avis serait que chacun se rallie à l'amendement "N° COM-152" et que ce dernier arrive à bon port.
 «L'idéal est affaire d'idéalistes» nous fera-t-on remarquer.
Et le fait est que le seul mot d'idéalisme, de nos jours, porte au ricanement
Et force est de reconnaître que les ricaneurs finissent par triompher bien souvent.
Et peut-être même la plupart du temps.
 . Peut-être...
Mais "la plupart du temps", ce n'est pas "tout le temps", n'est-ce pas ?
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2 articles intéressants

1° article intéressant : http://languedoc-roussillon.france3.fr/2014/02/13/quand-les-senateurs-de-la-region-militent-pour-le-classement-du-vin-au-patrimoine-national-414751.html.

Notre commentaire :
 Merci aux parlementaires qui se sont déplacés pour une aussi noble cause.
Merci au Ministre de l'Agriculture pour son avis bienveillant.
 Reste que selon ce dernier aura fort à faire au cours de ladite "consultation en interministériel" face à la titulaire du Ministère de la Santé, un endroit où pullulent les ayatollahs, et cela de manière permanente.
C'est comme en Iran : les ministres passent, les ayatollahs restent !
 Et très peu de temps après leur nomination, les premiers ont beaucoup de mal à ne pas devenir les "Tatayets" des seconds.
Pour le plus grand bénéfice des malfaisants malbouffisants dont les produits délétères coûtent chaque année plus cher à notre Sécurité Sociale : diabètes,  obésité, cancers, problèmes cardio-vasculaires, etc...
 Et aussi pour le bonheur des fournisseurs de beuveries du week-end, l'explosion du nombre de comas éthyliques en témoigne.
Comptons d'ailleurs avec certitude et une fois de plus sur l'action du Junk Food & Binge-Drinking Lobbystic System pour jouer de son influence discrète et efficace afin que ce projet n'aboutisse pas.
 Tout cela dans le plus grand mépris des représentants du peuple et des collectivités locales, comme on l'a vu dans la récente affaire de la "mise en sommeil" du Conseil de Modération et Prévention, une instance pourtant créée à l'unanimité des parlementaires, épisode au cours duquel Mme Marisol Touraine l'a emporté haut-la-main sur Mr Le Foll.
Ce dernier aura donc fort à faire.
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Notre commentaire :
Bien entendu, nous aurions préféré un seul amendement co-signé par tous les protagonistes de la rencontre avec le Ministre de l'Agriculture, rencontre évoquée dans le premier article.
 Pour nous la défense du vin est fondamentale et devrait transcender les autres débats, lesquels nous semblent bien secondaires : capitalisme, socialisme, etc...
Mais hélas les clivages auxquels nous sommes, pour notre part, indifférents semblent bien peser encore de tout leur poids.
 Nous souhaitons donc, afin de démontrer que le message se situe bien au dessus des partis, que les autres sénateurs concernés, Mr Couderc en tête, déposent eux aussi un amendement allant dans le sens de la Proposition de Loi qu'ils avaient, avec d'autres, déposée à l'automne dernier : Click.
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Conclusion :
Dommage que le "camp du vin" ne soit pas aussi homogène que le "camp d'en face" !
En ce qui nous concerne c'est clair : nous n'avons que des amis dans le premier et aucun dans l'autre.
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Cette fois peut-être…

Depuis près de 8 ans, nous le demandons.

 Cette revendication, au fil du temps, a été largement reprise par la grande majorité des organisations agricoles et par des centaines de parlementaires de tous bords politiques.
 Plusieurs propositions ont été déposées officiellement par des groupes conséquents.
Des saboteurs sournois sont sans doute à l'oeuvre, mais personne n'a jamais déclaré publiquement qu'une telle inscription serait illégitime, voire inopportune.
 Mais le fait est que le sujet n'a jamais été inscrit à l'ordre du jour de l'une ou l'autre des 2 chambres formant le Parlement.
Et le vin, malgré sa présence plus que bimillénaire sur notre sol, n'est toujours pas inscrit au Patrimoine Culturel et Gastronomique Protégé de la France.
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 Mais cette fois, peut-être, les saboteurs sournois seront déçus !
Et cela grâce au sénateur Couderc et à 29 de ses amis dont l'historique défenseur du vin : M. Gérard César.
Et voici la proposition de loi qu'ils ont déposée : Click.
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 C'est l'occasion pour nous de remercier une fois de plus tous les parlementaires qui se sont engagé dans ce combat et cela depuis des années.
 Comme le non moins historique sénateur CourteauClick.
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C'est aussi l'occasion pour rappeler que pour nous, les clivages politiques traditionnels n'ont pas beaucoup d'importance.
 Il y a d'un côté les amis du vin et de l'autre le camp de la cocacollaboration.
Quelle différence de méthode ?
 Chez les premiers on agit franchement, au grand jour, tandis que dans le second, c'est beaucoup plus... sournois.
 Ce qui démontre une fois de plus que : In vino veritas !
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Question, proposition… et danger !

  Le Sénateur Raymond Couderc a posé le 17 octobre dernier une question écrite tout à fait pertinente au Ministère de l'Agriculture lequel a apporté, quelques jours plus tard, une réponse partielle... et donc partiellement satisfaisante :
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 Elle est aussi partiellement inquiétante en ce sens que ledit Ministère a totalement évité de répondre à la partie de la question concernant le Conseil de Modération et de Prévention.
 Anguille sous roche ?
La réponse à Mme Lacuey, en juillet dernier, n'aurait-elle été que de circonstance ?
  Une enquête s'impose : nous allons nous y atteler !
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 Par ailleurs, Mr Couderc et 26 autres Sénatrices et Sénateurs ont déposé une proposition de loi «visant à affirmer que le vin fait partie intégrante du patrimoine culturel et gastronomique de notre pays» qui a été enregistrée le 8 novembre dernier :  http://www.senat.fr/leg/ppl13-131.html.
 Tous les amis et défenseurs du "divin breuvage", tous ceux qui, au jour le jour, s'emploient à déceler et combattre les sempiternelles manœuvres du lobby oenophobique et malbouffisant, ne peuvent, bien entendu, que leur en être d'une immense reconnaissance.
 En particulier lorsque depuis des années ils s'attachent à faire avancer cette idée.
Une idée dont personne ne nie la pertinence mais à l'aboutissement de laquelle une phénoménale force d'inertie est malheureusement opposée.
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 Toujours est-il quand même qu'elle continue à transcender les clivages politiques : voir la première partie de notre article "Proposition et Opéra".
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 Mais cela suffira-t-il ?
Après tout,la création du Conseil de Modération et Prévention avait fait l'unanimité des élus du peuple et il se pourrait bien qu'un sinistre quarteron prohibitionniste soit en train de le mettre en danger...
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