West

Grand OuestC'est le premier quotidien francophone du monde :  http://www.jolpress.com/article/ouest-france-premier-francophone-au-monde-22188.html.

Et il fut le premier, il y a deux semaines, à utiliser une "étude" hygiéniste pour s'en prendre exclusivement à la
«boisson totem» de la nation française (cf. Roland Barthes).
Ce que le texte d'origine ne fait pas.

Texte que voici : http://www.jsad.com/doi/10.15288/jsad.2016.77.185.
On remarquera que s'il est, évidemment, beaucoup question d' «alcohol», le mot «wine» n'est pas utilisé une seule fois.

Et maintenant voyons l'article de ce premier quotidien francophone du monde : CLICK.
D'emblée on remarquera la photo.
Et puis on constatera que là, dans un texte évidemment beaucoup plus court que celui précédemment cité, le mot vin est cité pas moins de... 15 fois !

On notera aussi que si les "patrons" de l'ANPAA se sont "lâchés" face aux questions du journaliste, le communiqué de leur organisation est beaucoup plus conforme à l'original :  http://www.anpaa.asso.fr/images/media/201506telechargements/160324-cp-anpaa-conso-moderee-alcool.pdf.
Il suffit de comparer les titres :
• Communiqué de l'ANPAA : «La consommation  modérée d'alcool bénéfique pour  la  santé ? Rien de moins sûr
• Article de Ouest-France : «Non, ce n’est pas bon de boire un verre chaque jour»

Cette phrase, aussi, du communiqué est beaucoup plus fidèle à la conclusion canadienne : «À l'issue de leur travail, les chercheurs recommandent de garder un grand  scepticisme ("a skeptical position") sur le lien entre une faible consommation d'alcool et les bénéfices sur la santé.»
Beaucoup plus prudent, n'est ce pas ?
Et le mot "vin" n'est pas cité.
Bon... il y a bien cette autre présentation plus directement accessible, avec photo bien choisie et qui appelle à se reporter à l'article ci-dessus évoqué :  http://www.anpaa.asso.fr/presse/espace-presse/773-consommation-moderee-alcool-benefique-sante.
Que voulez-vous ? On ne se refait pas !

Nota Bene :
1) nous prions les lecteurs de ne pas penser que nous cautionnons aussi peu que ce soit l'"étude canadienne" dont il est question.
Bien au contraire, nous avons ouvert une fiche examinatrice qui sera appelée à être enrichie et actualisée au fur et à mesure de nos investigations et qui comporte déjà une critique très intéressante venue de Boston : CLICK.
2) nous reparlerons de cette affaire puisque depuis 2 semaines d'autres médias que le journal que nous venons de signaler ont embrayé derrière lui.
Nous pensons tout particulièrement à M. Damien Mascret dans le Figaro et sur Itélé.
Bourdin microMais n'attendons pas pour signaler une réaction sympathique et amusante à cette "information".
Celle de M. Jean-Jacques Bourdin sur Radio Monte-Carlo.
Écouter à 6mn 40sec : http://rmc.bfmtv.com/mediaplayer/audio/rmc-3103-bourdin-direct-8h-9h-318167.html.

Rappel
C'est lundi prochain que commence à Sainte Cécile les Vignes l'exposition sur les Vins des Pontifes d'Avignon : http://levindespapes.blogspot.fr !

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Reconversion sans rupture

IL ya quelques jours, l'échange entretenu avec l'un de nos lecteurs, "Rougequitache", nous a donné à réfléchir (voir en bas de page : Click).
Notamment en ce qui concerne le budget de nos adversaires.
Et aussi sur certaines notions.
Exemple : https://fr.m.wikipedia.org/wiki/Pantouflage.

De : Avenue Duquesne, 75007 Paris À : Rue Saint-Fiacre, Paris

Nous avions eu. la semaine précédente, compte tenu de la bagarre en cours, à surveiller de près l'agitation médiatique.
Cela nous donna l'occasion de visionner, entre 2 publicités pour un célèbre soda-cola à base d'acide phosphorique carbo-hydraté, à une émission intitulée" Le grand décryptage" sur la chaîne d'informations continue I télé.

C'était le 12 juin :

C'est ainsi que nous pûmes (de 28 min 20sec à 28 min 40 sec) entendre le secrétaire général adjoint de l'ANPAA, préconiser la "taxation au degré" du vin, ce qui pénaliserait considérablement la consommation des ménages modestes soucieux de perpétuer une très ancienne pratique nationale.
Pratique qui a contribué à faire de notre pays, aux yeux du monde entier, celui de "l'art de vivre à la française".
Et conféré à ses ressortissants un enviable niveau d'espérance de vie.

La préconisation émise par ce monsieur constitue l'objectif sous-jacent. à toutes les manipulations contre le vin.
Un exemple parmi d'autres ?
Relire notre article "Nous y voilà !".
Un autre ?
Pas de problème : "Agression œnophobe, à la découverte des motivations".

Selon les comptes présentés par l'ANPAA (20, rue Saint-Fiacre, 75002 PARIS), cela à l'occasion de son Assemblée Générale en 2014, cette association bénéficiait en 2013 d'un "total produits" de plus du 85 millions d'euros.
Un budget en constate augmentation malgré la baisse tout aussi constante de la consommation d'alcool.
Et alimenté essentiellement par le Ministère de la Santé ( 14 Avenue Duquesne, 75007 Paris).

Un ministère au sein duquel le secrétaire général adjoint et désormais fréquent porte-parole de l'ANPAA, avant de devenir un personnage important de cette organisation, occupait un poste de haut niveau.
Du moins selon ce site : http://www.franceinter.fr/personne-bernard-basset.

Le trajet n'est pas trop long entre l'avenue Duquesne et la rue Saint-Fiacre : environ 17 mn (voir plan en haut de page).

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Satisfactions (2)

Reprenons la liste des motifs de satisfaction qui ont été les nôtres à la lecture du compte-rendu de la session tenue à l'Assemblée Nationale, le 1º avril dernier.

2) Mme Marisol Touraine et l'article 4 bis.
(Nota Bene : cet article est issu de l'amendement AS1207 -Robiliard- adopté en commission des affaires sociales le )

.Rappelons que  Mme la ministre avait donné un avis défavorable en commission à cet amendement visant à réduire un tant soit peu les attaques outrancières que l'ANPAA particulièrement exerce à l'égard de toute communication autour du vin notamment.
Elle a donc, en toute logique, introduit un amendement de suppression et l'article est tombé, ce qui est bien regrettable.
Mais 2 points sont à souligner :

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..a) considérant l'amendement "Robiliard", elle a bien voulu reconnaître qu'il était «le fruit d'un travail extrêmement approfondi» et qu'il répondait à un «besoin de clarification du droit en vigueur».
Ce qui répond aux odieuses attaques dont ce texte a fait l'objet, notamment sur le plan médiatique : voir notre article "Carrément scandaleux!".
Attaques qui ont bien dû faire plaisir aux signataires de cette lettre ouverte au Président de la République : CLICK (PDF).
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..b) elle s'est dite ensuite «ouverte aux propositions» qui permettraient de «réfléchir aux éventuelles difficultés d’interprétation juridique que poserait la loi Evin».
Cela dans un cadre qui reste à définir.
On peut, bien entendu,  faire confiance aux "marquis de ministère" et autres oenophobes infiltrés pour employer une énergie considérable à "pourrir le dossier".
Mais, même si rien n'est encore acquis, force est de constater qu'une perspective de retour à la raison est désormais discernable.
En tout état de cause, que Mme Touraine le sache, si nous étions amenés à constater qu'à l'inverse de la plupart de ses prédécesseurs, elle parvenait à s'émanciper de la technostructure infiltrée qui la cerne, nous saurions le dire !

Point d'actualité :


La presse s'en est largement fait l'écho récemment, «après une décennie de baisse, la consommation de cannabis chez les adolescents de 17 ans est repartie nettement à la hausse» : http://www.lemonde.fr/societe/article/2015/04/21/le-cannabis-en-forte-hausse-chez-les-ados_4619794_3224.html .
.Ce qui est vraiment préoccupant puisque «parmi les jeunes ayant fumé du "shit" dans l’année 25,7 % des garçons et 17,3 % des filles présentent un risque élevé d’usage dit problématique ou de dépendance. Soit 8 % de l’ensemble des adolescents de 17 ans, contre 5,3 % en 2011. On sait notamment que le cannabis induit des troubles de l’apprentissage et de la mémoire et qu’il peut précipiter la survenue de troubles psychiatriques.»

.Ne se sentent-ils pas un peu responsables ces soi-disant alcoologues patentés qui, depuis quelques années, en parallèle de leurs propos oenophobes, préconisent, arguments relativisant à l'appui, des mesures potentiellement déculpabilisantes à l'égard de cette substance ?
.Exemples :
- en 2011, l'ANPAA du Dr Rigaud demandait que «soit étudiée une légalisation contrôlée du cannabis» : CLICK (PDF).
- en 2013, le Pr Reynaud de la Fédération Française d'Alcoologie, à l'occasion de la remise de son rapport à la Mission Interministérielle de Lutte contre les Drogues et Toxicomanies, préconisait «une meilleure cohérence de la législation entre drogues licites et illicites est préconisée, la tendance à se focaliser sur la pénalisation du cannabis cachant notamment la sous-évaluation des dommages de l’alcool chez les jeunes» : http://www.federationaddiction.fr/le-pr-michel-reynaud-rend-son-rapport-a-la-mildt/.

C'est-y pas de la bonne banalisation,  ça madame,  bien d'chez nous ?

                                                              (À suivre)

Article précédent dans la série : http://honneurduvin.vitisphere4.vitisphere.com/satisfaction-1/.
Article lié : http://honneurduvin.vitisphere4.vitisphere.com/cannabis-1/.

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ANPSAA

 Avertissement

 Cet article est un peu long, aussi recommandons-nous au lecteur qui, au moment où il en entamera la lecture, dispose de peu de temps d'aller directement à la 2° partie (Décision), afin d'en saisir rapidement la substantifique moelle... quitte prendre connaissance un peu plus tard des autres parties.


1) Motivations 

Après avoir rédigé notre article du 08/10/2013, nous avons cherché à en savoir un peu plus sur l'association dont le sieur Patrick Elineau est le Directeur Général, c'est à dire l'ANPAA.


 Nous nous sommes alors rendu compte que le budget de cette structure est particulièrement confortable puisqu'il a été constitué pour la plus grande partie des sommes suivantes en 2012 :
  • une dotation globale de 58.572 K€ au titre de la prise en charge de malades. 
  • des subventions publiques pour la somme totale 14.668 K€.
 Voir ceci : 
Et puis nous nous sommes souvenus que selon les instances internationales et nationales que nous avons citées ici, la consommation de sucres ajoutés est nettement plus mortifère que celle d'alcool.
Exemples :

De ce fait, et compte tenu du principe de précaution inscrit dans la constitution, nous ne sommes pas en capacité de rejeter sans réserve aucune l'hypothèse selon laquelle la distance entre cette association et la malbouffisante cocacollabosphère n'est pas totalement incommensurable.

 Après tout, nous en avons vu d'autres : voir notre fiche : "Rien que des faits".
 Pour nous faire notre propre idée sur les consommation comparée de ces 2 molécules, nous avons utilisé une méthode similaire à celle employée par Mme Hill et Mr Jougla, nous avons divisé le poids moyen de sucre commercialisé journellement par habitant en France par le poids moyen d'alcool pur commercialisé selon les mêmes bases, en nous limitant, bien entendu aux consommations de bouche (exclusion de l'alcool carburant et des quantités de sucre destiné à son élaboration, par exemple).
 On trouvera les modalités de calcul en bas de page  ce qui permettra de découvrir comment nous avons obtenu ce résultat : 3,24.
2) Décision
Compte tenu de ce que nous venons d'énoncer, nous avons pris la décision de créer une association pour nous attaquer résolument au volet français de cette terrible pandémie mondiale qu'est la diabésité.
 Les statuts sont en cours de rédaction afin d'être bientôt déposés, mais le nom a déjà été choisi : l'ANPSAA (Association Nationale de Prévention contre les Sucres Ajoutés et autres Addictions).
 Le budget dès la première année s'établira comme suit :
  1.   Cotisations des adhérents non encore chiffrable... mais, comme à l'ANPAA, là n'est pas l'essentiel !
  2. Nettement plus conséquent : 47 524,32 K€ de subventions publiques (14 668 x 3,24) pour la prévention.
Sommes auxquelles s'ajouteront dès la deuxième année une dotation globale de 189 773,28 K€ (58 572 x 3,24) au titre de la prise en charge de malades.
 Bien entendu, nous n'envisageons même pas que ces sommes puissent nous être refusées par la puissance publique !
 Non plus que la reconnaissance d'utilité publique.
Sauf à y voir l'expression d'un manifeste conflit d'intérêt : voir notre fiche "Malbouffisation institutionnelle".
Et aussi une insupportable différence de traitement au regard de celui qui est réservé à l'ANPAA, d'autant plus que notre projet concerne aussi les enfants.
 Et réponde à une préoccupation de l'ANSES :
 Quant à la question du financement et de cette dotation dans l'état actuel des finances publiques, elle ne se pose que si l'on continue à considérer fiscalement des produits "de première dangerosité" (les sodas) comme étant "de première nécessité".
 Notamment en matière de taux de TVA appliquée.

3) Proposition
 Nous invitons tous ceux qui souhaiteraient nous rejoindre dans cette noble et belle tâche à le signaler au travers de notre case "Contact" ou ici même :  http://www.honneurduvin.com/contact/.
Nota Bene : nos lecteurs assidus savent bien que c'est au dépend de la consommation régulière et modérée de vin que la culture de la malbouffe a progressé, entraînant des augmentations extrêmement conséquentes du taux d'obésité, des occurrences de cancer, de la mortalité par diabète sucré,  accidents cardio-vasculaires, etc...
 Plus une explosion du nombre de comas éthyliques.
Et une baisse du nombre d'années vécues en bonne santé...
Mode de calcul
Selon Mmes Hill, Laplanche, Dunant et Guérin ( introduction en première page de leur immortelle étude "Mortalité attribuable à l'alcool en France en 2009"), «a baissé régulièrement de 1,7% par an depuis 1960 et est égale à 27 grammes par adulte et par jour 
en 2009 ». 
Cette phrase renvoie à la note [1] : "Hill C, Laplanche A. La consommation d’alcool est 
trop élevée en France. Presse Med. 2010".
 Cette publication de référence, nous l'avons acquise et avons constaté à la lecture du tableau 1 que ces 27 grammes correspondaient à l'alcool mis à disposition en 2008 (27,4 exactement).
 Malheureusement, nous ne sommes pas autorisés à le divulguer pour des raisons de propriété intellectuelle mais voici l'adresse utile pour ceux de nos lecteurs qui voudraient en faire également l'acquisition :
 Considérons, sans trop de risque, que le rythme de baisse annoncé (1,7%/an) s'est poursuivi depuis 2008 : nous en serions donc approximativement à 25,58 g/j en 2012.
Et pour le sucre, ça donne quoi ?
 Au dire même du Centre d'Études et de Documentation du Sucre (CEDUS)«les volumes de sucre destinés à la consommation humaine mis sur le marché pour l’année 2012-2013 sont estimés à environ 2,1 Mt par an (sucre de bouche et industries alimentaires)».
 Cette consommation nous est présentée comme stable.
Selon les données de l'INSEE, la population française était au 01/01/2013 de 65 585 857 personnes.
Si l'on retire de ce total les enfants en phase d'allaitement (nés en 2012), nous pouvons considérer que la France comptait l'année dernière 64788723 consommateurs potentiels de sucre.
 En divisant 2,1Mt, par 64788723, nous obtenons une moyenne annuelle de 32,413 kg/an par personne.
Soit 32413 grammes que nous divisons par 365,25 jours (les 0,25, c'est pour tenir compte des années bissextiles), et nous obtenons 88,74 grammes à peu près.
 Maintenant, faison le rapport 88,74/27,4, et nous obtenons un rapport de dangerosité global du sucre à l'alcool de 3,24. 
 Certains nous dirons que la molécule d'alcool est plus légère que celle de sucre et que cela fausse notre calcul.
C'est vrai puisqu'après tout la molécule d'alcool n'est autre chose qu'une demi-molécule de sucre allégée en dioxyde de carbone qui s'échappe au cours de la fermentation, avec aussi dégagement de calories :
                 C6H12O6 → 2 C2H5OH + 2 CO2 + 25,4 calories sous forme d'ATP.
 L'allègement a eu lieu avant ingestion, l'alcool n'est pas un hydrate de carbone : s'il y a biais, c'est donc au profit du sucre.
 En fait, pour bien faire, il aurait fallu soustraire le poids de 2 atomes d'hydrogène par molécule d'alcool.
 Mais bon... c'est léger l'hydrogène !
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Communiqués croisés

Après les propos abjects de Mr Patrick Elineau, Directeur général de l'ANPAA (voir notre article du 08/10 dernier ), Vin & Société a diffusé un communiqué témoignant de l'indignation de la filière viticole : Click.

  Très rapidement, le jour même, l'ANPAA a commis une réponse :  http://www.anpaa.asso.fr/espace-presse/476-publicite-pour-lalcool-sur-internet--la-mise-au-point-de-lanpaa.
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 Point amusant, il est précisé que «l’exemple australien qui lui est attribué a été cité par la journaliste».
En effet, l'article du Wine Spectator, à tort ou à raison, prête à Mr Elineau une référence à la censure australienne.
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 Question : ce démenti signifie-t-il que Mr Elineau assume pleinement une autre référence, celle à « la censure des dissidents du gouvernement chinois» ?
 Et aussi l'assimilation aux «sites pronazis» ?
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 À notre avis, ce communiqué aggrave son cas !
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Et puisqu'en matière de vin, pour Mr Elineau, «le fin du fin c’est de ne jamais y toucher» (voir au centre de cette chronique de Jacques Berthomeau), rappelons lui cet élément de la propagande nazi : « Notre Führer, Adlof Hitler, ne boit aucun alcool et ne fume pas… Sa performance au travail est incroyable ! » (Auf der Wacht, 1937 : 18).
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 Et aussi qu'en juin 1939, était créé dans l'Allemagne nazie un bureau contre (entre autres) les dangers de l'alcool.
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 Coup de bol : cette officine ne portait pas le nom d'ANPAA...
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