Super-néologisme à tiroirs !

 Les débuts de mandats sont souvent propices aux mauvais coups et particulièrement en période d'été pour les raisons que chacun comprend bien.
 Notamment en matière d'évolution fiscales et nous savons bien que celles qui pourraient concerner catastrophiquement  le vin sont toujours l'objet de propositions plus ou moins discrètes depuis 1998 (Rapport Mignon), qu'elles sont réactivées régulièrement (Grünfeld 2009) et qu'elles s'exprimaient encore il y a moins d'un an : rappel.

 Nous parlerons bientôt des initiatives en cours.

 Ces propositions, comme on le voit, sont portées alternativement par les prohibitionnistes patentés (souvent des vétérans de la loi Evin à l'entre-gents redoutable) et par des représentants éminents du Junk Food & Binge-Drinking Lobbystic System dont la convergence d'intérêts se révèle à cette occasion même si les malbouffisants savent en l'occurrence se montrer discrets.
 Mais nul doute qu'ils savent eux aussi analyser les évolutions sociétales dont celle que nous avons maintes fois mise en évidence : plus la culture du vin recule dans la population, plus le nombre de comas éthyliques explose d'une part mais aussi plus le taux d'obésité et le nombre de décès par diabète sucré s'accroissent (cf N.B.).
 Donc, pour favoriser encore un peu plus les affaires, il est urgent de rendre le prix du vin quasi-prohibitif pour les classes populaires.   Donc il est opportun pour tout ce beau monde de mettre à profit la période politique particulière évoquée en première phrase de cet article pour revenir sur l'idée de taxation au degré d'alcool.
 Tout ce beau monde qui se retrouve régulièrement au sein d'une organisation particulièrement influente comme nous en faisions état l'année dernière.

 Remarque : chacun aura noté, après avoir cliqué sur le lien que comportait cet article, que le représentant à l'ANIA du Syndicat National des Boissons "Rafraîchissantes" est le PDG de Coca Cola Entreprise et qu'en plus du  représentant de la Fédération Française des Spiritueux siège aussi, le PDG de Pernod SA.
 Passons sur Ferrero, Kraft Foods, Pepsico, etc...
 A "Honneur du Vin", considérant que selon cet article le prochain Conseil des Ministres devrait avoir lieu le 22 Août prochain, nous ne prendrons pas de vacances, agirons par tout moyen à notre disposition afin d'essayer de désamorcer un éventuel désastre menaçant les générations futures et ne ralentirons donc pas notre rythme de publication au cours des 3 semaines qui viennent.
 Sans doute même va-t-il intensifier.
 
Chemin faisant, nous nous attacherons à mettre en évidence certaines réalité auxquelles nous attribuerons parfois une dénomination spécifique et explicite comme autant d'armes pour un discours offensif.Et dans l'immédiat nous allons forger un super-néologisme à tiroirs !
Prenons d'abord chez doctissimo le mot valise diabésité (sous-titre), au sujet duquel il est fait état de la malbouffe.
Ensuite, chez passeportsanté (3°chapitre : "des causes mutiples"), découvrons le terme obésigène également associé à la malbouffe.
 Manions avec un minimum d'habileté la pince coupante et le fer à souder conceptuels et nous obtenons l'éloquent mot suivant : diabésigène !

Question : pourra-t-on dire que l’œnophobie est diabèsigène ?
Réponse : oui mais indirectement. En effet, l'étude dite "de Copenhague" montre bien que les repas les plus équilibrés sont ceux qui sont accompagnés de vin, lequel joue donc un rôle d'inducteur de saines pratiques alimentaires.
On constate d'ailleurs, depuis que la culture familiale du "divin breuvage" régresse en France sous l'effet de la cocacolonisation, la très forte augmentation de points de vente de malbouffe diabésigène, le rôle de liquides inducteurs étant tenu dans ce cas par les sodas.

On peut donc dire qu'a contrario la plus efficace forme de combat contre le cocacolonialisme malbouffisant diabèsigène est la résistance œnophile.
C'est celle que nous essayons de pratiquer au mieux de nos modestes moyens. 

Nota Bene ; selon le CépiDc, le Centre d'épidémiologie sur les causes médicales de décès, en 30 ans (1979 à 2009), le nombre de décès par abus d'alcool (y compris psychose alcoolique) a concerné 506 individus de moins soit une baisse de 15%, alors que 4052 personnes de plus, soit une augmentation de 57%, sont morts pour cause de diabète sucré.
  N'est-il pas temps pour les hygiénistes de changer de priorité ?

Du moins pour ceux qui sont sincères...

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