Malbouffisation institutionnelle

Selon l'article L 518-2 du Code Monétaire et Financier. (avant-dernière phrase), la Caisse des dépôts et Consignations (CDC) se trouve être en principe « placée de la manière la plus spéciale, sous la surveillance et la garantie de l'autorité législative», c'est à dire du Parlement.

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 D'ailleurs, la moitié des membres de la Commission de Surveillance de cette structure émane de l'Assemblée Nationale ou du Sénat.
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 Par l'intermédiaire de sa filiale "Qualium Investissement", la CDC participe au capital de la chaîne de fast-food Quick à hauteur de... 95%. (voir ICI, paragraphe central).
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 La chaîne Quick est pionnière en matière de mise à disposition du public, et cela en quantité illimitée, de divers sodas : lire ceci.
 L'article précise que cette pratique est «le cauchemar des diététiciens».
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 Conséquence ?
   Bien que certaines démarches allant dans le bon sens aient pu être enregistrées ces derniers mois, nous ne constatons à ce jour aucune initiative parlementaire visant clairement à relever le taux de TVA appliqué aux sodas, c'est à dire celui des produits de première nécessité.
 Première cause de mortalité évitable, la malbouffe reste donc aussi de première nécessité : un tour de force !
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Nota Bene
 La chaîne Quick a été acquise par la CDC en 2007, au début du mandat de Mr Sarkozy, Mr Jean-Pierre Jouyet étant alors  secrétaire d'État chargé des affaires européennes auprès du ministre des Affaires étrangères et européennes, Mr Bernard Kouchner, lui même ancien Ministre de la Santé.
 C'est un ami personnel de l'actuel Président de la République.
En juillet 2012, il a été nommé directeur général de la CDC.
(Mise à jour Août 2014 : depuis avril dernier, M. Jouyet occupe la fonction de secrétaire général de la présidence de la République.)
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Notre préconisation
 Par simple considération éthique et pour éviter toute présomption de conflit d'intérêt, il nous semble indispensable que le Parlement impose à la CDC de céder la chaîne Quick à qui que ce soit et dans les plus courts délais.
 Et, dans l'attente, qu'il fasse en sorte que l'opération "soda en illimité" soit suspendue.
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(Mise à jour Août 2014 : apparemment elle a porté ses fruits, la stigmatisation sur deniers publics de l'alimentation traditionnelle au travers du vin qui en est le vecteur comme l'a démontré l'étude dite "de Copenhague", puisque en 2013, année de "vague scélérate médiatique" œnophobe, «Quick a réalisé des ventes et un résultat opérationnel sans précédent» : http://www.lesechos.fr/11/02/2014/lesechos.fr/0203309774693_restauration-rapide---des-performances-record-pour-quick.htm.)
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