Déesses

GilgameshL'épopée de Gilgamesh figure parmi les plus anciens textes connus de l'humanité (IIème millénaire av. J.-C).
Et c'est dans ce texte que figure la première mention littéraire du vin qu'il nous ait été donnée de connaître.
Un vin issu d'une vigne enchantée au Royaume du Soleil !
http://www.inrap.fr/dossiers/Archeologie-du-Vin/Histoire-du-vin/Neolitique-Mythes-et-religions#.VzyGcBE6_bU
Une épopée qui nous a permis de faire la connaissance de Siduri, déesse-tavernière dont le nom est explicitement associé à la fermentation, cet admirable processus qui, en cassant une Fermentationgrossière et lourde molécule en produit deux petites, fines, subtiles, élégantes...
Et légères : à l'inverse du jus de raisin, le vin est plus léger que l'eau.
Tout cela, en plus, après expulsion d'un gaz toxique plus lourd que l'air : une divine métamorphose !
À tout le moins une magnifique performance de la nature.

Cette nature dont certains feraient bien de respecter un peu plus les œuvres... et les chefs d'œuvres !

MinoennesBien plus tard, à mi-chemin entre ce récit et le début de notre ère, on apprend dans l'Avesta, texte sacré de la Perse antique, que c'est à une femme que l'on doit le vin (source citée plus haut).
Hélas, c'est l'époque au cours de laquelle la civilisation mycénienne va succéder à la minoenne et les divinités féminines seront désormais reléguées au second plan.

Euphrosyne &

Et ne seront plus qu'indirectement associées au vin.
Telle Euphrosyne, fille de Zeus, déesse féminine de la joie et compagne d'Akratos, dieu du vin sans mélange.

 

Et les femmes entreront dans un long tunnel, jusqu'au milieu du siècle dernier, époque où leur rapport au vin était toujours mal vu et où il était parfois même déconseillé par le corps médical.

Pire que de l'infantilisation, puisque à la même époque le vin était encore servi dans les écoles de garçons !
Bien sûr, les choses allaient changer grâce à de courageuses pionnières.
colette-la-passion-du-vinÉvoquons tout particulièrement en la circonstance la grande figure de Colette et de sa merveilleuse contribution littéraire à la cause œnophile.
Mais de nos jours encore certaines traces de ces temps de discrimination subsistent.
Par exemple le tire-bouchon est aujourd'hui généralement affaire d'hommes dans les familles...
Et les métiers du vin ne sont que trop lentement investis par les femmes.
Exemple (lire tout particulièrement les 2 derniers chapitres) :
http://businessofeminin.com/feature/les-femmes-et-le-vin-une-histoire-de-passion-et-de-combat/.

SiduriIl est vraiment bien loin le temps de Gilgamesh, époque où les taverniers étaient des tavernières.

Remerciement:
À l'administrateur historique de notre association sans lequel cette chronique aurait été beaucoup mois bien documentée.

Article lié
http://honneurduvin.vitisphere4.vitisphere.com/la-paix-par-le-vin/

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