Gonflé !

Résultat de recherche d'images pour "evin"Il manque pas d'air, le sieur Évin !
Peur de sortir d'être oublié ?
Si c'est le cas, nous pouvons l'assurer qu'au moins dans la mémoire des défenseurs du vin, il continue à occuper une place tout à fait particulière !

Ou alors, peut-être s'agit-il d'un "coup de pied de l'âne" de celui qui, depuis août dernier, n'est plus désormais qu'ancien directeur général de l'Agence régionale de santé d'Île-de-France.
Et dont une certaine idée en forme de parachute n'a toujours pas été retenue à ce jour : http://www.lopinion.fr/4-septembre-2013/marisol-touraine-ne-veut-pas-claude-evin-3628.

En tout état de cause, le voici à présent vitupérant contre la loi de Santé Publique : http://www.rfi.fr/france/20160110-france-combat-contre-alcool-est-train-etre-perdu-claude-evin-loi-sante-marisol-toura.
Et cela avec des arguments usés jusqu'à la corde et qui ont démontré depuis longtemps leur non-opérationnalité.
Surtout si on se souvient que la loi qui porte son nom fête cette année son quart de siècle.

Quelques exemples ?
1) les «viticulteurs qui dans cette affaire sont instrumentalisés».
Vieille rengaine : "ces pauvres vignerons un peu benêts n'ont pas encore compris que ma loi elle est bien pour eux et les protège de la bière et des alcools forts".
Notre réponse : observer, concernant les produits concernés, les évolutions comparées des consommations depuis 25 ans.
2) «Les grands vainqueurs de ce recul sanitaire seront les publicitaires qui lorgnent ce marché gigantesque et les vendeurs de bières et d’alcools forts, qui vont s’engouffrer dans la brèche».
25 ans que cette prédiction nous est ressassée : une prédiction qui décrit en fait une réalité constatable depuis... 25 ans.
3) La possibilité pour le vin de communiquer «sur Internet a été autorisée en 2009 », regrette également M. Évin.
Une position qui n'était pas la sienne en... octobre 2008 : http://fr.reuters.com/article/topNews/idFRPAE49Q06J20081027.
4) Il s'insurge aussi contre le fait qu'on ne trouve dans cette loi de Santé «aucune action contre le "binge drinking" (beuveries), en augmentation constante chez les jeunes».
Résultat de recherche d'images pour "ministère santé"Ce que nous regrettons aussi, tout en ne pouvant éviter de remarquer, cette omission ne résulte pas d'un quelconque amendement, qu'il s'agit là directement d'une pierre dans le jardin du ministère de la Santé.

Lequel ministère, en la matière, semble beaucoup plus occupé à financer des études aboutissant toutes à des propositions de sur-taxation du vin.
Pour le plus grand bonheur des grandes marques d'alcool organisées en un puissant et influent lobby qui ne cache pas ce même objectif et cela depuis des années, comme nous l'avons souvent démontré ici.
Un lobby qui ne doit pas être trop désolé de l'omission évoquée plus haut...
Mais il faudrait quand même aussi que l'ancien ministre de la Santé ne rechigne pas a faire son mea culpa en reconnaissant que cette déplorable pratique d'origine anglo-saxonne qu'est le "binge drinking" se développe d'autant plus que celle de la consommation régulière et modérée de vin est de moins en moins transmise.
Un quart de siècle, c'est à peu près l'espace d'une génération...

Bon ! En ce qui concerne la cause que,nous défendons, il s'agit d'une petite escarmouche sans forte gravité.
Mais c'est l'occasion de répéter qu'après 25 ans, il serait grand temps que soit enfin réalisé un bilan honnête et sérieux !
Résultat de recherche d'images pour "hémicycle assemblée nationale"Il y a moins de 10 mois, un député de la majorité rappelait en l'hémicycle de l'Assemblée nationale «que cette loi n’a jamais fait l’objet d’une évaluation. Il serait temps de la mener.»
Lire la seconde intervention de M. Jacques Krabal, à peu près au quart de la page : https://www.nosdeputes.fr/14/seance/4800#inter_6fbbfbe23365fb467008543ddcbb12e8.

 

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Sous-main

Résultat de recherche d'images pour "assemblée nationale"En début de semaine prochaine, nous allons probablement assister à un nouveau rebondissement dans "l'affaire de l'amendement".

1) Résumé des épisodes précédents.
Depuis le mois de mars dernier, de courageux parlementaires des 2 chambres se battent contre la potentialité de censure absolue à l'égard du vin fournie à certaines organisations au titre d'une lecture radicale de la loi Êvin.
Une potentialité parfois déjà partiellement mise en œuvre et induisant une certaine forme d'autocensure dans les médias.
Ces élus ont démontré qu'ils représentaient une opinion majoritaire au sein du parlement,  les 2 chambres confondues.
Très clairement au Sénat, d'une manière moins tranchée a l'Assemblée Nationale.
Pour sortir d'une situation un peu compliquée, le gouvernement lui même, très probablement impulsé par l'Élysée, déposait un amendement allant dans le sens souhaité par le peuple et ses élus.
C'était en juin et l'amendement, tout à fait satisfaisant, fut adopté,  bien entendu.
Par la suite, malheureusement, le Conseil Constitutionnel a jugé bon de le "retoquer".
En septembre, ce même amendement a été réintroduit au Sénat contre l'avis de Mme Touraine,  ministre de la Santé, cette dernière allant contre toute évidence jusqu'à nier qu'elle avait correspondu à la volonté du gouvernement !
Voir la fin de notre article "Magie et historiens".

2)Futur très proche
Nous en sommes là et la semaine prochaine le dossier va "rebondir" puisque le projet de loi de santé passe à l'Assemblée Nationale.
En effet,  dès le début de la semaine prochaine il va être examiné en commission des affaires sociales.

3) Demande
Si Mme Touraine ou les personnes qu'elle fera agir en sous-main affirmaient que l'amendement dont nous parlons ne correspond plus à la volonté ni de l'état ni du gouvernement, nous leur demandons d'en apporter la preuve en produisant les propos du Président de la République ou du Premier Ministre qui sembleraient corroborer leur affirmation.

4) Faute de quoi...
Si cela leur était impossible, chacun pourrait considérer que les personnes en question agissent en décalage avec la volonté du gouvernement... ce qui, concernant Mme la ministre des Affaires sociales, de la Santé et des Droits des Femmes, devrait amener à prendre la mesure qui s'impose !

5) Question
Ne peut-on penser que chaque fois que le nom de Mme Touraine est prononcé dans les médias auxquelles toute communication sur le vin est pratiquement interdite, notamment la télévision, cela constitue une forme de promotion clandestine de l'AOP du même nom ?
Si la réponse est oui, est-il permis de l'appeler tout simplement Marisol ?
Un peu familier, certes, mais tellement plus œnophobiquement correct !

Petits suppléments hors sujet (quoique)

1) Pépite
Écouter l'éminent professeur Didier Raoult de la 3° à la 4° minute : http://www.lcp.fr/emissions/etat-de-sante/vod/171362-idees-recues-sur-la-sante !
Il faut savoir être beaux joueurs : le fait que ces propos n'aient pas été censurés par les responsables d'une émission avec laquelle nous avons parfois eu à polémiquer doit être salué.

2) Objectif constant (version de ce matin même)
Surtaxer le vin : http://rmc.bfmtv.com/mediaplayer/video/guenole-du-concret-il-est-urgent-de-briser-le-tabou-sur-la-gravite-de-l-alcoolisme-en-france-0611-688515.html (à 2mn 45sec).

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Bien sûr que si !

À la lecture de notre article précédent, le lecteur critique est en droit de nous faire observer : «vous sembler tirer une nouvelle sonnette d'alarme alors qu'en réalité il n'existe aucun motif d'inquiétude avéré».

Aucun motif d'inquiétude avéré ?
Bien sûr que si !
La semaine dernière, une campagne était lancée par une association qui s'intitule "40 millions d'automobilistes" (laquelle ne comporte évidemment pas 40 millions d'adhérents).
Le thème de cette campagne était bien résumé par un autocollant vendu à la modique somme de 2€ et dont voici ci-contre la reproduction.
Immédiatement, une partie des médias clamait que cette association proposait «d"abaisser le taux d'alcoolémie à 0,2 grammes par litre de sang» :

Tout récemment, M. Pierrre Chasseray, délégué général de cette structure, tenait à préciser : «Je n’ai jamais plaidé pour un taux d’alcoolémie de zéro. J’ai cherché dans tout le dossier de presse, il n’est dit nulle part que l’association est favorable au taux zéro. Par ailleurs, je me suis souvent exprimé dans les médias pour dire que le taux zéro ne voulait rien dire : le corps humain sécrète naturellement de l’alcool. »

http://www.lavigne-mag.fr/actualites/prevention-le-zero-alcool-au-volant-fait-du-bruit-110116.html#8mKPXh1CvYvO3jUz.99

Déjà, on peut relever une contradiction entre ces propos et la teneur de ceux que comporte l'autocollant.
Et puis... on peut aussi subodorer une astuce diplomatique basée sur une certaine ambiguïté.
Résultat de recherche d'images pour "Conseil National de la Sécurité Routière"En effet, ce dont il pourrait être question au cours du Conseil National de la Sécurité Routière qui se tient vendredi n'est pas de ramener la limite légale à 0 mais bien à 0,20.
Une mesure déjà en application depuis le 1° juillet dernier pour les conducteurs en période probatoire et cela à titre expérimental.
Avec les premiers résultats que l'on connaît :  http://honneurduvin.vitisphere4.vitisphere.com/bien-sur-que-non/.
D'autre part, on voit bien que sur son site, en dessous du pavé indiquant «je commande l'autocollant» l'association de M. Chasseray fait état d'un sondage fort opportunément réalisé quelques jours auparavant de la manière suivante : «63% des français sont pour l'abaissement du taux légal d"alcoolémie».
Mais quel est la motivation derrière cette manœuvre ?
Il faut savoir que les membres siégeant au comité d'experts du CNSR n'ont jamais été demandeur de l'abaissement du taux légal d'alcoolémie, y compris pour les conducteurs titulaires d'un permis en période probatoire.
Ils ne jugeaient pas cette disposition comme potentiellement efficace et les premiers résultats de l'expérimentation en cours les confortera dans cette opinion.
Par contre, ils s'étaient tous accordés pour réclamer une réduction de la vitesse maximum comme l'indique cet extrait d'article :
«Ils estiment en effet que le gouvernement a commis une grave erreur en refusant d’abaisser de 90 km/h à 80 km/h la vitesse sur les routes à double sens dépourvues de séparateur médian, où 2 000 personnes sont tuées chaque année. Cette mesure aurait permis de sauver de 350 à 400 vies par an, au moment où la mortalité repart à la hausse, après une baisse continue de douze ans. Le 16 juin 2014, le ministre de l’intérieur, Bernard Cazeneuve, avait rejeté toute généralisation de cette disposition, que l’association 40 Millions d’automobilistes juge impopulaire. Il lui avait préféré une "expérimentation sur des segments très accidentogènes"qui n’a pas encore démarré, un an plus tard.».
  Au bout du compte, parce qu'il fallait faire quelque chose, on a eu l'inefficace mesure expérimentale de réduction de l'alcoolémie pour les jeunes conducteurs.
Comme on vient de le voir, l'association 40 millions d'automobilistes est particulièrement mobilisée contre le projet d'abaissement de toute limitation de vitesse.
D'ailleurs, juste avant sa campagne "héros-zéro" elle avait lancé une pétition concernant cette perspective : http://www.nonalabaissedeslimitationsdevitesse.com/.
Ne peut-on penser qu'il s'agit en l'occurrence d'utiliser la thématique de la réduction du taux d'alcoolémie comme un leurre pour détourner les esprits de la véritable proposition des experts ?
Et de donner "du grain à moudre" au CNSR afin que celui-ci ait quand même, à l'issue de sa prochaine séance plénière, une mesure réductrice et gratuite à présenter à l'opinion ?
En camouflant le fait que si l'alcool, effectivement, peut être cause d'accidents mortels, c'est dans la quasi-totalité des cas lorsque le conducteur présente un taux d'alcoolémie très largement supérieur aux limites déjà existantes...
Et que le Royaume Uni, beaucoup moins sévère en matière de taux d'alcoolémie tolérée (page 3) connaît un nombre de tués sur la route par millions d'habitants 2,5 fois moins élevé que la France : http://www.ireb.com/sites/default/files/focus/Focus%20n7.pdf !
                                                                                    (À suivre)
 
Petit supplément
On peut voir ici M. Chasseray en décembre 2014 combattre les radars "double-face" en utilisant le même principe d'argumentation :

Question : est-il bien élégant, pour se sortir d'affaire, de "faire porter le chapeau aux lampistes" ?

 

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Bien sûr que non !

Si une mesure a été prise à l'égard d'une partie d'une population considérée comme particulièrement sensible et cela à titre expérimental.
Si ladite mesure s'avère très rapidement inefficace pour ne pas dire contre-productive. Doit-on la généraliser à l'ensemble de ladite population ?

«Bien sûr que non» répondra sans nul doute toute personne sensée à laquelle cette question aura été posée !

Vendredi prochain, 2 Octobre,  le Conseil National de la Sécurité Routière sera réuni en séance plénière.
La fois précédente, c'était le 11 mai dernier, réunion à la suite de laquelle, concernant les conducteurs novices, la limite d’alcool autorisée au volant est passé de 0,5 g/l à 0,2 g/l d’alcool dans le sang, et cela à compter du 1º juillet dernier : http://www.securite-routiere.gouv.fr/medias/espace-presse/publications-presse/a-partir-du-1er-juillet-2015-les-conducteurs-novices-ne-peuvent-plus-boire-d-alcool-avant-de-conduire.
Au motif notamment que «les conducteurs novices sont impliqués dans ¼ des accidents mortels sur la route».

Donc,  récapitulons, pendant les 6 premiers mois de l'année en cours,  cette mesure ne s'appliquait pas à l'inverse de ce qui s'est produit les 2 mois suivants, soit juillet et août.

Eh bien on constate qu'en juillet le nombre de tués sur la route a augmenté de 19, 2% par rapport à juillet 2014, soit 58 morts de plus : http://www.preventionroutiere.asso.fr/Fil-d-information/Aout-2015/Juillet-2015-hausse-inquietante-du-nombre-de-tues/(redirect)/0.
Et en août,  encore 9, 5%, soit 29 personnes de plus qu'en 2014 : http://www.preventionroutiere.asso.fr/Fil-d-information/Septembre-2015/Aout-2015-encore-une-hausse-du-nombre-de-tues-sur-les-routes.
Soit une hausse totale de 87 tués.
Soit 88% du total depuis le début de l'année !
Les mois de juillet et d'août, ceux pendant lesquels la mesure s'appliquait, ont donc été, en terme d'augmentation du nombre de tués, en moyenne 22 fois plus alarmants que les 6 permis mois de l'année, ceux pendant lesquels elle ne s'appliquait pas !

                                                                                          (À suivre)

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"Barbier, la triche"

Arguments toujours valables
Ceux des parlementaires amis du vin : http://www.vitisphere.com/blogs/media/blogs/blog//PJ1_LI12_Taux_alcoolemie.pdf.

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Autocensure ?

Il y a bien longtemps que nous n'avions pas parlé de Christelle Ballestrero ! La dernière fois c'était au sujet de sa prestation dans le cadre de l'émission matinale "C'est au programme" : http://honneurduvin.vitisphere4.vitisphere.com/cest-au-programme-nouvelle-reaction-compulsive-de-christelle-ballestrero-ca-devient-rigolo/.

Notre "Grand Prix de l’Œnophobisme 2010" nous est revenue mardi dernier, toujours dans le cadre de la même émission, pour vanter les vertus du régime méditerranéen, notamment concernant le cerveau
(Forme) Régime méditerranéen : le seul qui protège notre cerveau Mais elle l'a fait notamment en évoquant l'action des polyphénols- sans une seule fois parler de vin : un exploit !Et cela à l'inverse de la plupart des articles sérieux consacrés à la récente étude qui était à l'origine du choix de ce thème.
 Alors que l'on sait depuis longtemps que le vin est sans doute l'élément-clé de ce régime envers les dégénérescences neuronales :  http://www.medisite.fr/a-la-une-du-vin-rouge-contre-maladie-d-alzheimer.201930.2035.html.

Et qu'une nouvelle étude vient de confirmer ce fait : http://www.20minutes.fr/sante/1537623-20150210-alzheimer-vin-rouge-contrer-maladie. Cette étude étant celle que Mme Ballestrero évoque brièvement au début de son intervention.

La belle chroniqueuse s'est-elle auto-censurée, sachant le risque toujours présent de tracasseries judiciaires tant que la loi Évin n'a pas été clarifiée ?
Non, nous ne croyons pas;
Nous pensons plutôt que parler positivement du vin lui est impossible.
Physiquement impossible.
Nous nous demandons même si aucun des mots associés à ce produit figure dans son vocabulaire.
On peut se poser la question quand on voit que Mme Gi Sénéquier, personne centrale du mini-reportage illustrant la chronique est présentée en tant qu'«adepte du régime méditerranéen» (28' 24")... en omettant de préciser qu'elle est aussi vigneronne.
Et toujours soucieuse de se former pour faire évoluer la stratégie de son exploitation viticole : http://www.pardessuslahaie.net/uploads/sites/240216456d5664b3144d4ca82cc9c39e18304da1.pdf.