Cocarico !

Il s'avère parfois qu'il ne faut pas se réjouir trop vite, certaines informations ayant tendance à être délivrées par tranches.
 En 3° semaine de juillet dernier, un de nos "vigilants", plein d'allégresse, nous transmettait un article de "Francetv info avec AFP" indiquant, entre autres choses, que «deux symboles de la "malbouffe" venue d'outre-Atlantique vacillent. Coca-Cola et McDonald's ont enregistré, au deuxième trimestre, une inquiétante érosion».
 Et que «de façon générale, en Occident, les ventes de sodas pâtissent de la corrélation faite par des études entre la consommation régulière de ces produits et l'obésité ou le diabète» : http://www.francetvinfo.fr/economie/entreprises/pourquoi-coca-cola-et-mcdonald-s-sont-a-la-peine_653587.html.
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Nous étions un peu étonnés car étant au fait que, suite à la vague scélérate médiatique de 2013, la consommation de vin restait sur une tendance baissière accélérée dans notre pays.
 Et que, pour même raison de discrédit organisé, «sur les neuf premiers mois de la campagne 2013-2014, les exportations françaises sont en recul de près de 5% sur un an» : http://www.lechorepublicain.fr/eure-et-loir/mag/art-de-vivre/pratique-conso/2014/07/17/vins-la-france-recule-sur-le-marche-mondial-du-vin_11084466.html.
 Ce qui a toujours été corrélé à une recrudescence du nombre de comas éthyliques mais aussi... à une augmentation du malbouffisme.
Alors nous avons différé tout commentaire à ce sujet.
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Bien nous en prit !

 8 jours après l'article précité, les mêmes "Francetv info avec AFP" ajoutaient que «toutefois, les chiffres marquent certaines disparités».
Et précisaient que «McDonald’s France fait état d’une hausse de 4,8 % de ses ventes sous enseignes» : Click (milieu d'article).

L'exception française !
 Cocarico !
Début août, le journal "Le Monde" reprend l'information en mentionnant l'avis du docteur Patrice Halimi, secrétaire général de l'Association santé environnement France (ASEF) pour lequel cette situation particulière est due au fait «que la France est à la traîne en termes de prévention » : http://www.lemonde.fr/le-magazine/article/2014/08/03/en-france-mcdonald-s-fait-de-la-resistance_4465104_1616923.html (fin de l'article).
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Mais que la France décide prochainement de rattraper ce retard est difficilement imaginable.
Pourquoi ?
la réponse se trouve dans notre mini-dossier "Malbouffisation institutionnelle".
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Par contre, à la rentrée, dans le cadre de la préparation de l'opinion aux propositions concernant le futur Projet de Loi de Financement de la Sécurité Sociale, on pourrait bien connaître une nouvelle vague médiatique œnophobe : histoire de continuer à nous singulariser...
 À y regarder de plus près, il semblerait bien que certains, dès maintenant, en plein cœur de l'été, commencent "à se mettre en jambes" !
Il se pourrait, malheureusement, que nous ayons à y revenir...
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À noter par ailleurs
 Paru récemment, un très bon article de Jacques Berthomeau qui enrichit considérablement l'argumentaire fondamental de la résistance œnophile : http://www.berthomeau.com/article-chez-aurelie-filippetti-on-cause-bien-du-vin-symbole-de-la-nation-et-de-l-art-de-vivre-124306063.html.
Description de cette image, également commentée ci-après

À rapprocher du "vin boisson-totem de la nation française" selon Roland Barthes, un des principaux animateurs du structuralisme et de la sémiotique en France.

Quintessentiels !

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Admirable initiative !

 

«Pas de joie sans vin» dit le Talmud.
 C'est «une première» en France : afin d'égayer le quotidien difficile des patients, dès septembre, un "bar à vins" sera ouvert dans le service de
soins palliatifs du Centre Hospitalier Universitaire de Clermont-Ferrand !
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Lire ceci sans oublier d'écouter l'interview de Mme le Dr Virginie Guastella, chef de service du Centre de soins palliatifs de ce CHU, qui a porté ce projet auprès de l'hôpital. (video en bas de page) : http://www.sciencesetavenir.fr/sante/20140801.OBS5294/soins-palliatifs-un-bar-a-vin-s-ouvre-au-chu-de-clermont-ferrand.html.
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Bien noter que ce projet a vu le jour grâce au travail produit en amont par une formidable socio-anthropologue, Mme Catherine Legrand-Sébille : Click.

Et ne pas oublier l'appui constant apporté à cette dame remarquable par l'indispensable association Vin & Société.
Maintenant que va-t-il se passer ?
 «Le bon vin réjouit le cœur de l'homme» dit le livre de Qohelet. (Ecclésiaste).
Mais cette histoire risque de ne pas réjouir du tout celui des prohibitionnistes fanatiques !
 Ces "haïsseurs-de-joie" vont-ils entrer en action et peser de tout leur poids, de toutes leurs forces, et de tous leurs réseaux pour que cette admirable initiative ne voit pas le jour ?
De peur que l'exemple ne devienne contagieux... ou que, dans toute la France, une très grande partie des personnes devant faire l'objet de soins palliatifs ne demandent à être hospitalisées au CHU de Clermont-Ferrand !
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 Et si en plus une amélioration venait à être constatée chez certains malades...
Description de l'image  Hippocrates rubens.jpg.
«Le vin est une chose merveilleusement appropriée à l'homme si, en santé comme en maladie, on l'administre avec à propos et juste mesure, suivant la constitution individuelle» (Hippocrate).
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Bourdin

 «La France sans le vin ce serait la sous-France.»
C'est à partir de ce vieil adage que nous avons forgé le néologisme "sous-franciers" pour désigner ceux qui organisent le développement de l'abstinence à l'égard du «divin breuvage» (Voir notre fiche "Néologismes maison").
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 Et de fait, nul ne peut nier qu'au fur et à mesure que la pratique régulière et modérée de la consommation de vin décroît dans notre pays, une sorte de sourde dépression l'envahit.
Ce qui à l'évidence, outre les souffrances qu'elle génère, nuit à son dynamisme et à son rayonnement.
 Dans la quasi-totalité des cas, c'est plus ou moins directement sur fonds publics que sont financés les agissements des personnes dont nous parlons.
Agissements nuisibles, comme nous venons de le montrer, et qui ne peuvent donc être considérés comme preuves d'amour.
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Or, hier, le Président de la république, sur le plateau de Jean-Jacques Bourdin, qu'a-t-il dit ?
«Aimez la France».
«Pensez que la France a des atouts qui peuvent demain nous permettre de garder notre modèle social et d'avoir d'avantage de croissance et d'emploi».
«J'aime ceux [les français] qui sont fiers de leur pays».
«Je me désole que ce soit en France qu'on dise parfois le plus de mal de nous même alors que partout dans le monde on nous regarde comme un pays qui a des valeurs, un mode de vie, une conception même de la liberté qui devrait faire notre fierté».
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Alors que va-t-il faire, le Président de la République, concernant ceux qui tentent d'amener les français à ne plus être fiers de leur traditionnel mode de vie et de l'un des atouts principal de leurs pays ?
Ceux qui, au travers de leurs campagnes de dénigrement le font régresser en matière d'exportations (voir notre article "Parallèles") ?
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Il paraît que le gouvernement cherche à faire des économies pour mieux équilibrer son budget ?
 Nous avons une proposition prioritaire à formuler : ne plus les financer !
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Les « contacts » d’Aquilino Morelle

Rappelons d'abord d'abord que l''ex-conseiller politique au cabinet du président de la République entra en 1992 au cabinet de Bernard Kouchner, alors ministre de la santé du gouvernement de Pierre Bérégovoy;
 Il occupait alors un poste bien spécifique : conseiller technique en charge du médicament. La même fonction que celle occupée par Jérôme Cahuzac deux ans auparavant (un article de Médiapart a porté sur la corruption à ce poste à cette époque). Le rôle est si central qu’il permet de se faire en quelques mois un carnet d’adresses fourni dans le milieu pharmaceutique.
 Puisque nous parlions de MEDIAPART, jetons un coup d’œil sur quelques extraits de l'article consacré à Aquilino Morelle sur le blog de cet organe d'information :
  • On connait ses liens (cf. cet article ) avec le laboratoire Lundbeck, spécialistes du "soutien logistique" dont nous avons parlé récemment :  Click.
  • Mais il y eut aussi le laboratoire américain LillyEt à la demande de MédiaPart, «Lilly a retrouvé dans ses archives l’intitulé du contrat : mission d’analyse et de conseil sur l’image de Lilly, et préparation à la communication de crise».
  • Et il est ajouté qu'alors ce laboratoire «le rémunère 50 000 euros (3 fois 12 500 euros hors taxe), essentiellement pour organiser des déjeuners dans de très bons restaurants du VIIIe arrondissement».
  • Et aussi certains propos d'un haut dirigeant de l'époque : « Il m’a fait rencontrer des parlementaires de gauche comme Marisol Touraine (aujourd'hui ministre des affaires sociales), Jean-Marie Le Guen (aujourd'hui secrétaire d'État chargé des relations avec le Parlement) ou Jérôme Cahuzac»...

Tiens, tiens, tiens !

3 personnes qu'on peut s'estimer autorisé à ne pas classer dans la catégorie des meilleurs amis du vin, n'est-ce pas ?
Il semblerait qu'un vaste champ d'investigations s'ouvre à nous... 
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Élus

Très intéressant, le dernier numéro du journal de l'Association Nationale des Élus de la Vigne et du Vin : http://www.elusduvin.org/news_images/PLV%20N%C2%B048-pdf_322.pdf.

 Notamment la 1° page sur laquelle est reprise , en 2° moitié de la colonne centrale, l'illégalité de la dernière campagne de l'INPES.
 Que des élus le disent, c'est peut-être un pas de plus vers le rétablissement de l’État de droit...
Cela peut même éventuellement déclencher quelque chose.
 Par exemple, et a minima; que Mme Marisol Touraine réponde aux questions que les parlementaires lui posent depuis bientôt 6 mois ?
 Voir notre article "Illégal".
 Au fait, en une dizaine de jours, Mr Le Foll a-t-il eu le temps de se renseigner ?
 Est-il au courant à présent ?
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