Par delà la politique

Résultat de recherche d'images pour "couleurs"Chacun le sait, toutes les opinions politiques sont représentées dans les rangs de la résistance œnophile.
Nous disons bien TOUTES.
Et c'est par conséquent également le cas dans notre association.
C'est pourquoi nous n'avons jamais ressenti aucune gêne à faire état de tout propos tenus à la gloire du vin sans tenir compte de la "couleur" de celle ou de celui qui les a tenus ni de ses prises de positions concernant d'autres thématiques.
Nos seuls ennemis sont les fanatiques œnophobistes, lesquels (et c'est notre seul point commun) sont également "trans-étiquettes".

Donc, quand le leader du Front de Gauche définit le "divin breuvage" en tant que «produit de civilisation», nous ne pouvons qu'inciter nos lecteurs à visionner la vidéo bâtie autour de cette déclaration :

Bien sûr, il est possible d'être réservé, voire en désaccord sur tel ou tel point annexe, mais ce qui compte c'est l'essentiel.
Et l'essentiel pour nous est qu'en l'occurrence M. Mélenchon tende à rejoindre le médecin, poète et académicien Georges Duhamel lorsque celui-ci écrivait : «le vin est l'emblème de la civilisation».
Un homme qui sut dire non dans des circonstances particulièrement difficiles :  https://fr.m.wikipedia.org/wiki/Georges_Duhamel#Ann.C3.A9es_sombres_de_la_guerre_et_fonctions_d.27apr.C3.A8s-guerre.
Un exemple et un modèle pour nous !

Petit supplément 
Concernant le même thème on peut entendre certaines déclarations antérieures du même homme politique en écoutant cette autre vidéo intitulée «Jean-Luc Mélenchon à la défense du vin et de la civilisation»  : http://www.dailymotion.com/video/x2neky7.

Question
Tout cela étant dit, une question se pose quand même : si M. Mélenchon était nommé Ministre de la Santé,  serait il capable de ne pas se laisser circonvenir par les fachygiènistes de couloir qui font la loi dans ce ministère et cela à l'inverse de la plupart de ses prédécesseurs ?

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À saluer bien bas !

Résultat de recherche d'images pour "gilles savary député vin"C'était il y a 3 jours et cette initiative est à saluer bien bas.
Tout est dit et bien dit sur le blog du député Gilles Savary, un véritable ami du vin :
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Conseil Constitutionnel

 Notre premier réaction en apprenant que le Conseil  Constitutionnel avait censuré l'article 225 de la loi Macron,  celui qui mettait partiellement le vin à l'abri des attaques outrancières de la secte œnophobistes fut de penser que les défenseurs du divin breuvage n'avaient décidément pas de chance avec cette instance suprême aux membres désignés.
En effet,  il y a 2 ans,  le CC avait rendu possible l'"exécution" du CMP.
Voir notre article : "Le point sur certaines questions en cours (2)".
Cette fois-ci c'est sensiblement différent quoiqu'une analogie soit à noter.

L'analogie réside dans le fait qu'aujourd'hui aussi, comme en novembre 2013,  l'avis concernant le texte portant sur le produit que nous défendons avait été donné au sein d'une globalité et a abouti à la remise en cause de plusieurs décisions prises par les élus du peuple.

3 textes en 2003 : http://www.conseil-constitutionnel.fr/conseil-constitutionnel/francais/les-decisions/acces-par-date/decisions-depuis-1959/2013/2013-241-l/decision-n-2013-241-l-du-05-novembre-2013.138591.html (voir 3° tiers du document).
17 articles aujourd'hui (voir tout à fait à la fin) : http://www.conseil-constitutionnel.fr/conseil-constitutionnel/francais/les-decisions/acces-par-date/decisions-depuis-1959/2015/2015-715-dc/communique-de-presse.144230.html.
Mais les différences sont assez fondamentales.

En effet,  en 2013, le Conseil Constitutionnel avait seulement affirmé le caractère réglementaire des textes considérés, sans contester leur validité à l'égard de la Constitution.
Et c'était le gouvernement lui-même, équipé de cet avis,  qui s'était chargé de la "mise à mort".

Cette fois-ci, aucun commentaire ni sur la forme ni sur le fond des articles considérés, points qui ne semblent pas poser problème.
En fait, c'est la procédure utilisée pour leur adoption qui est mise en cause.
En effet,  le CC a considéré que, «introduits par voie d'amendement», ils «avaient été adoptés selon une procédure contraire à la Constitution. Il les a, par suite, censurés.»

Il s'agit des «articles 69, 83, 132, 201, 202, 225, 227, 264, 265, 300, 301, 302, 303, 304, 305, 306, 307 et les paragraphes XII et XIII de l'article 210».

Nos lecteurs peuvent en prendre connaissance sur ce document,  sachant que celui qui nous intéresse est le 225 : http://www.assemblee-nationale.fr/14/ta-pdf/2934-1-art_49-3.pdf.

Une question demeure néanmoins : en quoi la procédure employée est-elle contraire à la Constitution ?
Des cas d'amendement adoptés et intégrés dans la loi finale,  il y en a un nombre très important à chaque session.
Paris - palais de l'Élysée - cour 02.JPGY compris ce qu'on appelle des "cavaliers législatifs".
Si une telle intégration avait été impossible, on peut penser que les parlementaires l'auraient su avant de s'engager dans de conséquents travaux pour les faire adopter, non ?
Et la Présidence de la République qui à l'origine du 225 ?
Quel camouflet pour toutes les instances élues !

Désormais,  c'est avec impatience que nous attendons de plus amples explications au travers de l'exposé des motivations du Conseil Constitutionnel.
Et cela sans céder à la paranoïa qui pourrait porter à penser que le vin était visé et que la secte œnophobiste étend partout ses ramifications :17 articles et 2 paragraphes d'un dix-huitième censurés, quand même, il faudrait vraiment ne pas avoir peur des effets collatéraux !
Des bavures.

Mais cela étant dit, on peut penser qu'une délirante euphorie se déploie ce matin au sein de ladite secte.
Que vont-ils boire pour arroser ça ?

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Excellente nouvelle pour la démocratie !

C'est à un stupéfiant déchaînement médiatique, à une incroyable entreprise de désinformation et de conditionnement des esprits qu'ont résisté cette nuit les élus du peuple réunis en Commission Spéciale à l'Assemblée Nationale, rejoignant ainsi la quasi-totalité des sénateurs.

Cette offensive, basée sur la plus parfaite mauvaise foi et organisée suivant le principe du pilonnage incessant, s'est déroulée lundi dernier (08/06/2015) tout au long de la journée.

Nous y reviendrons.

Pour l'heure, savourons le fait que, comme le dit très bien  l'association Vin et société dans un très récent communiqué, «la commission spéciale du projet de loi dit "Macron" a choisi de maintenir la définition de la publicité adoptée au Sénat en première lecture début mai.»

Et qu'ainsi «les parlementaires permettent aux journalistes et aux acteurs de l’oenotourisme de sortir de l’insécurité juridique.»

Nous invitons instamment nos lecteurs à prendre connaissance du dit communiqué dans son intégralité.

Ils pourront le télécharger après avoir cliqué ici :

Loi Evin-Les parlementaires font le choix de la clarification

Ivres de rage, avides de vengeance, les œnophobistes nauséabonds vont-ils maintenant alimenter une fois de plus le redoutable anti-parlementarisme ambiant ?

 

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Vote à Strasbourg

Suite de notre article "ALERTE À BRUXELLES".

 

On peut ici découvrir quel a été le résultat du débat ayant eu lieu mercredi dernier au Parlement européen :

http://www.agrisalon.com/actualites/2015/04/29/le-parlement-europeen-veut-afficher-les-calories-sur-les-bouteilles.

On notera que l'amendement visant à n'imposer la mesure qu'aux seuls "alcopops" a tout de même obtenu 46% des suffrages.

Ce qui n'est pas si mal pour un vote "sudiste" vu la latitude à laquelle se situent les lieux de puissance dans l'UE.

Que ce soit officiellement ou effectivement.

 

En effet, au centre de gravité du pouvoir on a plutôt l'occasion d'inhaler des effluves de houblon que de fruits : raisins,  pommes,  etc...

Et, fort logiquement, «la filière européenne de la bière s'est déjà prononcée en faveur d'un tel étiquetage...» se prévalant d'une charge calorique moindre que les autres alcools à quantité égale.

http://france3-regions.francetvinfo.fr/bourgogne/2015/04/29/le-parlement-europeen-veut-afficher-les-calories-de-l-alcool-sur-les-bouteilles-715197.html.

Elle en profite aussi pour asséner une "vérité trompeuse" en affirmant que la bière est dotée d'une «charge calorique» moindre que celle du vin.

Ce qui est vrai pour les bières les plus légères mais surtout à quantité de liquide égale.

Or les "verres standard" de l'une et l'autre boissons, calculés approximativement sur l'"équivalence alcool", sont nettement différents :

▪ 10 cl pour le verre de vin

▪ 25 cl pour le "demi" de bière.

 

 

Voici un article qui nous montre qu'un verre standard de bière apporte environ 120% des Kcal qu'apporte un verre standard de vin : http://www.allodocteurs.fr/actualite-sante-la-biere-moins-calorique-que-le-vin-_15964.html.

Mais il montre aussi que les grands gagnants de l'affichage de ces calories seraient les producteurs de whisky !

Rappel : nous avons parlé de whisky dans l'article "ALERTE À BRUXELLES" auquel celui ci fait suite...

Dès lors, 2 questions se posent :

▪ les représentants des brasseurs auraient-ils involontairement agi contre les intérêts de leur profession ?

▪ est-ce vêtus de kilts qu'ils préfèrent entendre le son des cornemuses ?

 

À titre d'information, nous indiquons que notre association,  formée de femmes et d'hommes de toutes professions et toutes obédiences,  avait, la veille du scrutin, envoyé une communication à l'ensemble des députés européens élus en France.

On trouvera ci-dessous (en bleu) les arguments que nous avons mis en avant et cela en complètement de ceux, beaucoup plus techniques qui avaient été transmis par les structures professionnellement intéressées au débat a ces mêmes parlementaires :

 

...vous savez bien que le vin est la "boisson totem" [de la France] ainsi que le disait Roland Barthes.

Et aussi un facteur constitutif de son attractivité, de son ècohomie, de ses paysages, de son histoire et de sa culture.

 

Demain, devant le parlement européen, cette richesse va être une fois de plus menacée.

Nous nous sommes sûrs que vous aurez à cœur non seulement de défendre cet héritage plusieurs fois millénaire mais également de convaincre les députés des autres pays membres afin qu'ils se joignent à vous.

 

En effet, si sa culture (et c'est heureux) s'étend aujourd'hui à toute notre planète, il convient de se souvenir que l'Europe en fut pendant des siècles le sanctuaire.

Sans elle serait-il toujours ?

Sans lui sera-t-elle encore ?

Et aux yeux de l' Histoire que serions-nous si nous esquivions ce combat ?

 

«La vérité est dans le vin» trouve-t-on dans "Le banquet" de Platon.

Et c'est à la suite dun autre banqet que Platon écrivit "La République".

Sans cet ouvrage parvenu jusqu'à nous au travers de la Renaissance et du Siècle des Lumières, vivrions nous aujourd'hui en démocratie ?...

 

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