Viande et cancer

Résultat de recherche d'images pour "circ centre international recherche cancer"Le CIRC, c'est le Centre International de Recherche sur le Cancer.
Comme son nom l'indique,  c'est un organisme international.
Mais il a son siège à Lyon.
Et Lyon, c'est en France.
Et en France,  il semble y avoir quelque chose dans l'air qui rend spécifiques les conclusions d'études et rapports qui concernent l'alimentation.
Et notamment le vin.
Par exemple, nous avons vu il y a quelque temps que pour une certaine Mme Hill,  de l'institut Gustave Roussy, à Villejuif (en région parisienne), à consommation sensiblement égale,  l'alcool provoquait 13 fois plus de décès en France qu'au Danemark pour les hommes et 5 fois plus pour les femmes, soit 9 pour la moyenne "unisexe".

Résultat de recherche d'images pour "viande rouge"Pour revenir au CIRC,  la semaine dernière, il provoquait un grand émoi dans les médias en indiquant que la consommation de viande rouge pouvait être cancerogène.
Et en insistant sur le cas des viandes transformées.
Beaucoup de commentaires rappelleront que ce fait est connu depuis longtemps, ce qui apparaît dans les propos de Stéphane Le Foll, un ministre de l'agriculture beaucoup moins hâtif à réagir lorsque les mêmes milieux s'attaquent à une certaine autre  production agricole : http://www.lepoint.fr/politique/charcuterie-et-viande-rouge-le-foll-met-en-garde-contre-la-panique-26-10-2015-1976868_20.php.
Effectivement, le rapport du World Cancer Research Fund 1997 en parlait déjà.
Et réitérait 10 ans plus tard comme on peut le lire dans les recommandations 2017 (5º recommandation) : http://www.dietandcancerreport.org/expert_report/recommendations/.

Mais avec une différence notable : quand il parle de "viandes transformées" (les plus mises en cause) le CIRC cite «les hot-dogs (saucisses de Francfort), le jambon, les saucisses, le corned-beef, les lanières de bœuf séché, de même que les viandes en conserve et les préparations et les sauces à base de viande» : (page 1, 2º question)  http://www.iarc.fr/en/media-centre/iarcnews/pdf/Monographs-Q&A_Vol114_F.pdf.
Résultat de recherche d'images pour "hamburgers"Mais pas les "burgers" !
Alors que c'est le premier exemple que donne le WCRF (page 379, environ au milieu de la colonne de droite) :
Les burgers : le symbole même de la junk food !
Celle que le WCRF recommande de «consommer avec parcimonie ou même d'éviter».
«Éviter la fast food» écrivait en tous lettres la Ligue Nationale Contre le Cancer dans sa traduction... à l'époque (lire notre note "La Ligue dans le rang").
Et qui tend, liquide compris, à se substituer, en France comme un peu partout dans le monde, à se substituer à la gastronomie traditionnelle.
Un malbouffisation consécutive au phénomène que certains, dans les années 1950, appelèrent "cocacolonisation".
Ainsi que l'oenophobisme, évidemment.

Cela étant dit, comment, dans notre pays, un organisme subventionné pourrait-il qualifier les burgers de cancérigènes quand Mme la Ministre de la Santé elle même déclare qu'en consommer un de temps en temps «ne peut pas faire de mal» ?
19mn 54sec  : http://www.dailymotion.com/video/x381o1c_marisol-touraine-morano-ferait-mieux-de-se-taire_news#tab_embed.

Mais faut-il lui en vouloir ?
Qui pourrait demeurer indemne après plus de 3 ans d'immersion dans l'un des milieux les plus cocacollaborationiste du monde ?
Nous ?
Même pas sûr...

Nota Bene : nous ne sommes pas les seuls à nous être étonnés que le CIRC ne cite pas les hamburgers parmi les produits dangereux.
Exemple : http://www.sciencesetavenir.fr/sante/cancer/20151026.OBS8308/le-risque-de-developper-un-cancer-en-raison-de-la-charcuterie-reste-faible.html (fin du 1º chapitre).

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L’héritage de Benoît Hamon

Les secrétaires d’État n'ayant pas encore été nommés, il est encore trop tôt pour commenter la composition du nouveau gouvernement sous l'angle des 2 seuls points de vue qui concernent notre association : la défense du vin et la lutte contre la malbouffe.

2 points de vue qui selon nous n'en font qu'un.

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Mais d'ores et déjà nous voudrions exprimer toute notre compassion à Mr Benoît Hamon, nouveau ministre de l'Éducation nationale, de l'Enseignement supérieur et de la Recherche concernant un des aspects de l'héritage que lui a légué son prédécesseur, Vincent Peillon.
 Un gros caillou dans la chaussure !
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De quoi s'agit-il ?
 Eh bien ni plus ni moins que de MISE EN DANGER DE LA SANTÉ DES ÉLÈVES !
Au terme d'une décision qui peut faire prendre au sérieux le risque de désinformation nutritionnelle.
 Une sorte de compromission.
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En effet, en date du 29 octobre 2013, le ministre de l’Education nationale, par l'intermédiaire du directeur général de l’enseignement scolaire a signé un accord permettant au CEDUS, organisme de propagande de l’industrie du sucre, de délivrer pendant 5 ans aux enseignants, aux élèves et à leurs familles une « information sur la nutrition et la santé » !!!
 Ce sont nos amis du site "La Nutrition.fr" qui l'ont récemment révélé, et c'est à lire exhaustivement : http://www.lanutrition.fr/bien-dans-son-assiette/aliments/sucre-et-produits-sucres/sucre/l-industrie-du-sucre-va-dire-aux-eleves-ce-qu-il-faut-manger.html.
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  En cette circonstance, il n'est pas inutile de rappeler qu'en 2010, MM Pitte et Coffe avaient proposé une formation universitaire à l'art de la gastronomie comme antidote au binge-drinking (lire cette dépêche AFP ou, en y consacrant un peu plus de temps, le  rapport intégral).
 Bien entendu, cette proposition avait essuyé un refus cinglant.
La majorité n'était pas la même, c'est vrai, mais nous doutons fort qu'un meilleur accueil lui serait aujourd'hui réservé.
 La gastronomie au vin, bien qu'inscrite par l'UNESCO au patrimoine culturel immatériel de l'humanité, semble rester aux yeux des décideurs français plus suspecte que la malbouffe au soda sucré.
Pour des raisons qui pourraient être inavouables...
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Et pourtant !
Lire notre fiche "Le sucre en hyperliens".
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2 articles intéressants

1° article intéressant : http://languedoc-roussillon.france3.fr/2014/02/13/quand-les-senateurs-de-la-region-militent-pour-le-classement-du-vin-au-patrimoine-national-414751.html.

Notre commentaire :
 Merci aux parlementaires qui se sont déplacés pour une aussi noble cause.
Merci au Ministre de l'Agriculture pour son avis bienveillant.
 Reste que selon ce dernier aura fort à faire au cours de ladite "consultation en interministériel" face à la titulaire du Ministère de la Santé, un endroit où pullulent les ayatollahs, et cela de manière permanente.
C'est comme en Iran : les ministres passent, les ayatollahs restent !
 Et très peu de temps après leur nomination, les premiers ont beaucoup de mal à ne pas devenir les "Tatayets" des seconds.
Pour le plus grand bénéfice des malfaisants malbouffisants dont les produits délétères coûtent chaque année plus cher à notre Sécurité Sociale : diabètes,  obésité, cancers, problèmes cardio-vasculaires, etc...
 Et aussi pour le bonheur des fournisseurs de beuveries du week-end, l'explosion du nombre de comas éthyliques en témoigne.
Comptons d'ailleurs avec certitude et une fois de plus sur l'action du Junk Food & Binge-Drinking Lobbystic System pour jouer de son influence discrète et efficace afin que ce projet n'aboutisse pas.
 Tout cela dans le plus grand mépris des représentants du peuple et des collectivités locales, comme on l'a vu dans la récente affaire de la "mise en sommeil" du Conseil de Modération et Prévention, une instance pourtant créée à l'unanimité des parlementaires, épisode au cours duquel Mme Marisol Touraine l'a emporté haut-la-main sur Mr Le Foll.
Ce dernier aura donc fort à faire.
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Notre commentaire :
Bien entendu, nous aurions préféré un seul amendement co-signé par tous les protagonistes de la rencontre avec le Ministre de l'Agriculture, rencontre évoquée dans le premier article.
 Pour nous la défense du vin est fondamentale et devrait transcender les autres débats, lesquels nous semblent bien secondaires : capitalisme, socialisme, etc...
Mais hélas les clivages auxquels nous sommes, pour notre part, indifférents semblent bien peser encore de tout leur poids.
 Nous souhaitons donc, afin de démontrer que le message se situe bien au dessus des partis, que les autres sénateurs concernés, Mr Couderc en tête, déposent eux aussi un amendement allant dans le sens de la Proposition de Loi qu'ils avaient, avec d'autres, déposée à l'automne dernier : Click.
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Conclusion :
Dommage que le "camp du vin" ne soit pas aussi homogène que le "camp d'en face" !
En ce qui nous concerne c'est clair : nous n'avons que des amis dans le premier et aucun dans l'autre.
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Cette fois peut-être…

Depuis près de 8 ans, nous le demandons.

 Cette revendication, au fil du temps, a été largement reprise par la grande majorité des organisations agricoles et par des centaines de parlementaires de tous bords politiques.
 Plusieurs propositions ont été déposées officiellement par des groupes conséquents.
Des saboteurs sournois sont sans doute à l'oeuvre, mais personne n'a jamais déclaré publiquement qu'une telle inscription serait illégitime, voire inopportune.
 Mais le fait est que le sujet n'a jamais été inscrit à l'ordre du jour de l'une ou l'autre des 2 chambres formant le Parlement.
Et le vin, malgré sa présence plus que bimillénaire sur notre sol, n'est toujours pas inscrit au Patrimoine Culturel et Gastronomique Protégé de la France.
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 Mais cette fois, peut-être, les saboteurs sournois seront déçus !
Et cela grâce au sénateur Couderc et à 29 de ses amis dont l'historique défenseur du vin : M. Gérard César.
Et voici la proposition de loi qu'ils ont déposée : Click.
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 C'est l'occasion pour nous de remercier une fois de plus tous les parlementaires qui se sont engagé dans ce combat et cela depuis des années.
 Comme le non moins historique sénateur CourteauClick.
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C'est aussi l'occasion pour rappeler que pour nous, les clivages politiques traditionnels n'ont pas beaucoup d'importance.
 Il y a d'un côté les amis du vin et de l'autre le camp de la cocacollaboration.
Quelle différence de méthode ?
 Chez les premiers on agit franchement, au grand jour, tandis que dans le second, c'est beaucoup plus... sournois.
 Ce qui démontre une fois de plus que : In vino veritas !
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ANPSAA

 Avertissement

 Cet article est un peu long, aussi recommandons-nous au lecteur qui, au moment où il en entamera la lecture, dispose de peu de temps d'aller directement à la 2° partie (Décision), afin d'en saisir rapidement la substantifique moelle... quitte prendre connaissance un peu plus tard des autres parties.


1) Motivations 

Après avoir rédigé notre article du 08/10/2013, nous avons cherché à en savoir un peu plus sur l'association dont le sieur Patrick Elineau est le Directeur Général, c'est à dire l'ANPAA.


 Nous nous sommes alors rendu compte que le budget de cette structure est particulièrement confortable puisqu'il a été constitué pour la plus grande partie des sommes suivantes en 2012 :
  • une dotation globale de 58.572 K€ au titre de la prise en charge de malades. 
  • des subventions publiques pour la somme totale 14.668 K€.
 Voir ceci : 
Et puis nous nous sommes souvenus que selon les instances internationales et nationales que nous avons citées ici, la consommation de sucres ajoutés est nettement plus mortifère que celle d'alcool.
Exemples :

De ce fait, et compte tenu du principe de précaution inscrit dans la constitution, nous ne sommes pas en capacité de rejeter sans réserve aucune l'hypothèse selon laquelle la distance entre cette association et la malbouffisante cocacollabosphère n'est pas totalement incommensurable.

 Après tout, nous en avons vu d'autres : voir notre fiche : "Rien que des faits".
 Pour nous faire notre propre idée sur les consommation comparée de ces 2 molécules, nous avons utilisé une méthode similaire à celle employée par Mme Hill et Mr Jougla, nous avons divisé le poids moyen de sucre commercialisé journellement par habitant en France par le poids moyen d'alcool pur commercialisé selon les mêmes bases, en nous limitant, bien entendu aux consommations de bouche (exclusion de l'alcool carburant et des quantités de sucre destiné à son élaboration, par exemple).
 On trouvera les modalités de calcul en bas de page  ce qui permettra de découvrir comment nous avons obtenu ce résultat : 3,24.
2) Décision
Compte tenu de ce que nous venons d'énoncer, nous avons pris la décision de créer une association pour nous attaquer résolument au volet français de cette terrible pandémie mondiale qu'est la diabésité.
 Les statuts sont en cours de rédaction afin d'être bientôt déposés, mais le nom a déjà été choisi : l'ANPSAA (Association Nationale de Prévention contre les Sucres Ajoutés et autres Addictions).
 Le budget dès la première année s'établira comme suit :
  1.   Cotisations des adhérents non encore chiffrable... mais, comme à l'ANPAA, là n'est pas l'essentiel !
  2. Nettement plus conséquent : 47 524,32 K€ de subventions publiques (14 668 x 3,24) pour la prévention.
Sommes auxquelles s'ajouteront dès la deuxième année une dotation globale de 189 773,28 K€ (58 572 x 3,24) au titre de la prise en charge de malades.
 Bien entendu, nous n'envisageons même pas que ces sommes puissent nous être refusées par la puissance publique !
 Non plus que la reconnaissance d'utilité publique.
Sauf à y voir l'expression d'un manifeste conflit d'intérêt : voir notre fiche "Malbouffisation institutionnelle".
Et aussi une insupportable différence de traitement au regard de celui qui est réservé à l'ANPAA, d'autant plus que notre projet concerne aussi les enfants.
 Et réponde à une préoccupation de l'ANSES :
 Quant à la question du financement et de cette dotation dans l'état actuel des finances publiques, elle ne se pose que si l'on continue à considérer fiscalement des produits "de première dangerosité" (les sodas) comme étant "de première nécessité".
 Notamment en matière de taux de TVA appliquée.

3) Proposition
 Nous invitons tous ceux qui souhaiteraient nous rejoindre dans cette noble et belle tâche à le signaler au travers de notre case "Contact" ou ici même :  http://www.honneurduvin.com/contact/.
Nota Bene : nos lecteurs assidus savent bien que c'est au dépend de la consommation régulière et modérée de vin que la culture de la malbouffe a progressé, entraînant des augmentations extrêmement conséquentes du taux d'obésité, des occurrences de cancer, de la mortalité par diabète sucré,  accidents cardio-vasculaires, etc...
 Plus une explosion du nombre de comas éthyliques.
Et une baisse du nombre d'années vécues en bonne santé...
Mode de calcul
Selon Mmes Hill, Laplanche, Dunant et Guérin ( introduction en première page de leur immortelle étude "Mortalité attribuable à l'alcool en France en 2009"), «a baissé régulièrement de 1,7% par an depuis 1960 et est égale à 27 grammes par adulte et par jour 
en 2009 ». 
Cette phrase renvoie à la note [1] : "Hill C, Laplanche A. La consommation d’alcool est 
trop élevée en France. Presse Med. 2010".
 Cette publication de référence, nous l'avons acquise et avons constaté à la lecture du tableau 1 que ces 27 grammes correspondaient à l'alcool mis à disposition en 2008 (27,4 exactement).
 Malheureusement, nous ne sommes pas autorisés à le divulguer pour des raisons de propriété intellectuelle mais voici l'adresse utile pour ceux de nos lecteurs qui voudraient en faire également l'acquisition :
 Considérons, sans trop de risque, que le rythme de baisse annoncé (1,7%/an) s'est poursuivi depuis 2008 : nous en serions donc approximativement à 25,58 g/j en 2012.
Et pour le sucre, ça donne quoi ?
 Au dire même du Centre d'Études et de Documentation du Sucre (CEDUS)«les volumes de sucre destinés à la consommation humaine mis sur le marché pour l’année 2012-2013 sont estimés à environ 2,1 Mt par an (sucre de bouche et industries alimentaires)».
 Cette consommation nous est présentée comme stable.
Selon les données de l'INSEE, la population française était au 01/01/2013 de 65 585 857 personnes.
Si l'on retire de ce total les enfants en phase d'allaitement (nés en 2012), nous pouvons considérer que la France comptait l'année dernière 64788723 consommateurs potentiels de sucre.
 En divisant 2,1Mt, par 64788723, nous obtenons une moyenne annuelle de 32,413 kg/an par personne.
Soit 32413 grammes que nous divisons par 365,25 jours (les 0,25, c'est pour tenir compte des années bissextiles), et nous obtenons 88,74 grammes à peu près.
 Maintenant, faison le rapport 88,74/27,4, et nous obtenons un rapport de dangerosité global du sucre à l'alcool de 3,24. 
 Certains nous dirons que la molécule d'alcool est plus légère que celle de sucre et que cela fausse notre calcul.
C'est vrai puisqu'après tout la molécule d'alcool n'est autre chose qu'une demi-molécule de sucre allégée en dioxyde de carbone qui s'échappe au cours de la fermentation, avec aussi dégagement de calories :
                 C6H12O6 → 2 C2H5OH + 2 CO2 + 25,4 calories sous forme d'ATP.
 L'allègement a eu lieu avant ingestion, l'alcool n'est pas un hydrate de carbone : s'il y a biais, c'est donc au profit du sucre.
 En fait, pour bien faire, il aurait fallu soustraire le poids de 2 atomes d'hydrogène par molécule d'alcool.
 Mais bon... c'est léger l'hydrogène !
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