De l’audace !

Que nous dit cette étude suédoise réalisée  entre 1997 et 2009 auprès de plus de 20 000 hommes de 45 à 79 ans ? : http://content.onlinejacc.org/article.aspx?articleID=1909605 ?

Que le simple fait de respecter les 5 comportements suivants permettrait de réduire de 79 % le risque d'infarctus : 1) Une alimentation saine, riche en fruits, légumes, noix, céréales complètes, graines et poissons  2) une consommation d’alcool  modeste (1 à 3 verres par jour) 3) pas de tabac 4) une activité physique régulière (au moins 40 minutes de marche ou de vélo par jour et 1 heure d’exercice par semaine) 5) un tour de taille inférieur à 95 cm.

vinRappelons à cette occasion que, selon l'Organisation Mondiale de la Santé :  «les maladies cardio-vasculaires sont la première cause de mortalité dans le monde: il meurt chaque année plus de personnes en raison de maladies cardio-vasculaires que de toute autre cause» : http://www.who.int/mediacentre/factsheets/fs317/fr/.

Et, concernant le 2º point, qu'en matière de protection sur le plan cardiovasculaire, le vin l'emporte de loin sur les autres boissons alcoolisées et cela grâce à sa richesse en tanins : http://sante-guerir.notrefamille.com/sante-a-z/le-vin-rouge-conforte-dans-ses-benefices-cardiovasculaires-o58014.html.

Attention ! Courbe en JCes recommandations ne sont valables que relativement aux risques cardiaques. Concernant la mortalité "toutes causes", l'objectif 2 est nettement inférieur à celui indiqué plus haut.

Mais il est quand même supérieur à 0 ! Disons... à mi-chemin.

Terminons ce billet en précisant qu'en ce qui nous concerne, nous ne  mettons absolument pas sur un même plan l'abstinence et l'abus par rapport aux repères communément admis. Résultat de recherche d'images pour "ballon rugby"En terme de santé et de longévité, l'abus c'est de la perte. L'abstinence c'est du manque à gagner.

Faut-il, comme le font malheureusement trop souvent certaines équipes sportives "jouer petit bras" et par crainte de perdre s'abstenir de gagner ?

De l'audace, bon sang !

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Historique !

Non seulement préventif mais aussi curatif ! Une très importante étude israélienne est en train de donner une nouvelle dimension à la défense du vin. Elle est en instance de publication dans une des plus grandes revues médicales : les "Annals of Internal Medecine" (impact factor 17,81). Réalisée sur un groupe de patients qui n'en consommaient pas auparavant, du moins pour la plupart, elle démontre que la consommation de vin améliore l'état des diabétiques. « Cette étude menée sur le long terme montre qu'associer un régime alimentaire sain à une consommation modérée de vin, surtout du vin rouge, contribue à faire baisser les risques cardiométaboliques », concluent les chercheurs. Des risques qui concernent à la fois le diabète de type 2  et les maladies cardiovasculaires (MCV).

Une occasion de plus pour nous de réaffirmer que l'urgence pour les responsables de la Santé Publique devrait être de se pencher prioritairement sur le cas des français qui ne pratiquent pas la consommation régulière et modérée. Et cela qu'ils soient adeptes de la surconsommation (occasionnelle en général)... ou non consommateurs ! Parce qu'aujourd'hui, regroupées, ces 2 catégories aux comportements néfastes sont devenues ultra-majoritaires dans la population. Et que cette tendance s'accroît sans cesse. «Les extrêmes se touchent», dit la sagesse proverbiale. Force est de constater que progressions de l'abstinence et du nombre de comas éthyliques vont de pair. Et d'en conclure que ces 2 comportements excessifs devraient être équitablement traités... ce qui est loin d'être le cas, comme en attestent les chiffres que nous verrons un peu plus loin.L'étude santé du jour : le vin rouge fait du bien aux diabétiquesVoici un article plus explicite que ce que nous le sommes sur l'étude de l'Institut Ben Gourion du Nêguev : http://www.metronews.fr/info/l-etude-sante-du-jour-le-vin-rouge-fait-du-bien-aux-diabetiques/mojn!m23D8udmJsEW6/. Et voici un résumé l'étude elle même : http://annals.org/article.aspx?articleid=2456121.

Quelques chiffres De 1980 à 2010, la part des consommateurs réguliers de vin est passée de 51% des français à 17% (page 9) : http://www.franceagrimer.fr/content/download/19371/156117/file/TDB-VIN-diaporama-conf%C3%A9rence-vinitech-consommation-vin-A12.pdf. Dans le même temps, selon le CépiDc, service spécialisé de l'INSERM dans la constatation brute (non "ajustée") des causes de décès, la part du diabète sucré dans le nombre total est passée de 12,9% à 19,8% ! Résultat de recherche d'images pour "malbouffe"Une croissance moyenne de 178 décès par an, mais les moyennes ne disent pas tout car cette croissance est en progression : 336 entre 2011 et 2012 ! Une progression logiquement parallèle à celle de la junk food dans notre pays : http://www.huffingtonpost.fr/2013/02/28/en-france-le-fast-food-a-detrone-la-restauration-traditionnelle_n_2782834.html.

Il est juste de dire que dans le même temps la part des décès pour cause d'abus d'alcool est passée, elle, de 0,6 à 0,5... Différence en valeur absolue ? Plus de 4000 passages de vie à trépas !

«Oui, mais n'oubliez pas que le vin est cancérigène» nous dirons certaines dames de notre connaissance (Institut national du Cancer, institut Gustave Roussy, Réseau NACRe...). Bon ! Donc la part totale des décès par tumeurs malignes a donc certainement été amenée à baisser. Vérifions. Surprise : elle est passée de 22,7% à 28,2%... Mystère ? Mais non : nous avions tout simplement oublié le fameux "Principe de Hill" ! Celui selon lequel moins le vin est consommé, plus il provoque de décès... par cancer notamment.

Typically french Alors qu'elle jouit déjà d'une très favorable notoriété au niveau mondial, dans notre pays, l'étude dont il est question commence déjà à être critiquée par certains individus qui n'ont jamais publié dans une revue scientifique du niveau des "Annals of Internal Medecine". Et ont bien peu de chances d'y parvenir un jour. Nous  critiquerons bientôt ces critiques.

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Québec

Richard Béliveau
Lire absolument cet article du Docteur Richard Béliveau,  titulaire de la Chaire en Prévention et Traitement du Cancer à Montréal capitale du Québec : http://www.journaldemontreal.com/2015/09/06/vin-rouge-et-cancer-peu-cest-reellement-mieux.
Quel plaisir de savoir qu'il existe au sein de la francophonie un espace conséquent où le vin n'est pas diabolisé aux frais du contribuable !
Et où l'on préfère éduquer à la modération que stigmatiser toute consommation.
Au sein de la francophonie, mais pas en France, évidemment.
Le pays qui perd de plus en plus ce qui faisait la «French joie de vivre».
L'étude la plus récente qui sert de référence à M. Béliveau, comme la plus ancienne, démontre que l'usage du "divin breuvage", loin de favoriser le cancer, tend à en prévenir l'apparition.
Démonstration qui confirme bien le "principe de Hill" selon lequel plus la pratique de la consommation régulière et modérée de vin diminue, plus le nombre de cancers augmente.
Résultat de recherche d'images pour "vin rouge"
Alors, Mmes Hill, Latino-Martel, etc... continueront-elles à prétendre, parlant de "l'emblème de la civilisation" (Georges Duhamel), de la "boisson totem des français" (Roland Barthes), qu'il s'agit d'une boisson alcoolisée comme une autre ?
Y compris en matière de désagréments sanitaires et de longévité ?
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Nota bene : Merci au vigilant administrateur de notre association qui a signalé à notre rédaction l'article du Docteur Béliveau.
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Trop longue ?

Ce week-end,  l'ami Hervé Lalau nous informait qu'un article très intéressant était paru dans Le Figaro 2 jours plus tôt : http://hlalau.skynetblogs.be/archive/2015/08/23/vin-et-sante-dans-la-grande-presse-mieux-vaut-tard-que-jamai-8488225.html.
 Un article commençant par une citation qui nous est très chère et depuis très longtemps.
Le texte est articulé autour des propos du Dr François Paillard, des propos qui corroborent, près d'1/4 de siècle plus tard,  ceux du très regretté Pr Serge Renaud.  Dans cette vidéo on peut voir et entendre le Dr Paillard approfondir le sujet... après s'être exprimé vis à vis de la malbouffe en des termes s'apparentant à ceux qui sont les nôtres depuis des années : # 19. Alimentation et santé : le « French paradox » from Alimentation Générale on Vimeo (passage relatif au vin à 22'20").

Phrase de conclusion du Dr Paillard : «On oblige pas les gens qui n'en consomment pas à en consommer, parce que là il y aurait sans doute d'autres effets pervers, mais pour les gens qui ont une consommation raisonnable modérée, ça a effectivement des effets bénéfiques.»

Nous non plus n'obligeons personne : pas question de répondre au fachygiénisme par des méthodes tout aussi détestables ! Et puis il y a des gens qui peuvent avoir choisi l'abstinence au nom de raisons liées à des considérations personnelles et parfaitement légitimes.

Ceux qui trouvent que la vie est trop longue, par exemple...

Mais si c'est le cas, une question peut alors se poser : le manque de vin n'est-il pas pour quelque chose dans cette appréciation ?

 

L’œuf et la poule

«Dieu n'avait fait que l'eau, mais l'homme a fait le vin» (Victor Hugo, Les Contemplations- 1856).

 Magnifique citation !
La fierté, voire l'orgueil, d'appartenir à l'espèce humaine est, pour nous, à la base de la véritable et profonde signification du mot "humanisme".
 Cette espèce humaine qui, ne serait-ce qu'en France, du Pont du Gard au Viaduc de Millau, a tant amélioré la création.
Que celle-ci ait été d'origine délibérée ou aléatoire ne change rien au constat.
Le pont du Gard
Mais une question peut-se poser, au risque de secouer un peu les mânes du grand écrivain : est-ce l'homme qui a fait le vin ou bien le vin (du moins les jus de fruits fermentés) qui ont fait l'homme ?
Un peu l'éternelle question de savoir qui était en premier de l’œuf ou de la poule.
 Nous allons tâcher d'y répondre.
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ATTENTION : certains d'entre vous peut-être, amis lecteurs, ne supportent pas la thèse Darwinienne de l'évolution et/ou estiment que l'univers n'a même pas 6000 ans d'existence et/ou pensent que la terre est plate et que le soleil tourne autour, etc... 
 Nous les prévenons que les lignes qui vont suivre risquent de leur paraître bien désagréables.
Comme aux œnophobes, d'ailleurs, mais pour d'autres raisons
 Nous ne leur tiendrons donc pas rigueur s'ils préfèrent les "enjamber" et se rendre directement au point d'actualité, en bas de page.
Pour les autres (majoritaires, nous osons l'espérer), nous indiquons la conclusion à laquelle est arrivé un chimiste chercheur, Steven Benner, de la Fondation pour l’évolution moléculaire appliquée de Gainesville (Floride).
 Cet homme a cherché à savoir pourquoi et comment l'homme est équipé de l'enzyme alcool-déshydragénase (surtout ADH-4) qui nous rend apte à métaboliser l'alcool, ce qui permet de dire que nous programmés pour en consommer... modérément, bien entendu !
Et, étudiant l'évolution des espèces, il en a déduit que, il y a environ 10 millions d'années, un de nos lointains ancêtres, un primate arboricole, s'habituant au contact du sol, mangeait des fruits mûrs et tombés de l'arbre.
La peau de ces fruits ayant été endommagée par la chute, le contact avec les levures naturelles présentes dans l'environnement avait été possible ce qui avait déclenché le processus de fermentation :  http://www.dailymail.co.uk/sciencetech/article-2281016/Scientists-trace-boozing-gene-Taste-drink-originated-10million-years-ago-common-ancestor-humans-chimps.html.
Ces fruits contenaient donc de l'alcool.
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À partir de là, se mit en place le processus d'exhaustion de la conscience que nous avons décrit dans notre article "Découverte importante : une molécule connue depuis au moins 60 siècle aide le cerveau à apprendre".
 Et la grande aventure commença qui allait amener des descendants de ce primate jusqu'à pénétrer dans l'espace !
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Viaduc de Millau
Ainsi, un pont était jeté entre la Terre et le Ciel !
 Le fruit que croquèrent Adam et Ève dans la Genèse est souvent représenté par une pomme mais il n'est en fait jamais défini.
Mais il semble bien, à la lecture de ce qui précède, qu'il se soit agi en tout cas d'un fruit à sucre fermenté.
 Est-ce inconsciemment pour nous ramener à l'état de nature, dans le Jardin d'Eden, que les œnophobes hallucinés cherchent à nous contraindre à l'abstinence ?
À notre avis, le pari est risqué !
 Il n'est pas facile de remettre le dentifrice dans le tube et il est bien rare qu'une régression soit positive.
Et celle-là serait bien loin d'être à la marge !
 Sans compter qu'il faudrait revivre en sens inverse les étapes intermédiaires : des siècles et des siècles farouches, tyranniques et barbares avant avant que nos lointains descendants, leur organisme enfin purgé de toute trace d'ADH-4, puissent enfin à nouveau tutoyer les canopées...
Mais de par en dessous seulement !
 
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